L’Écho des femmes fête son prix Orange
Le 18 septembre, L’Écho des femmes a tenu un 5 à 7 pour fêter l’obtention de ce 19e prix Orange de l’association des groupes d’intervention en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ).
Durant deux ans, les intervenantes de L’Écho des femmes ont couché sur le papier 20 ans d’expérience dans le livre intitulé Il était une fois… Les Dames de cœur.
« L’objectif est de donner des clés sur la façon de monter un groupe d’entraide en santé mentale. On parle de la première rencontre et de différentes thématiques comme le deuil, la rupture, la colère ou l’isolement », explique Geneviève Boily, intervenante à l’Écho des femmes.
« Ce document a été nourri de l’expérience de femmes, c’est dans ce sens-là qu’il est si riche. Plutôt que de partir de la théorie, il part vraiment de la base, de faits vécus », déclare Doris Provencher, directrice générale de l’AGIDD-SMQ.
« Avec le courage d’aborder ce thème souvent tabou, L’Écho des femmes ouvre un dialogue », ajoute-t-elle.
Les Dames de cœur
« Il était une fois… Les Dames de cœur a été élaboré à partir de 20 ans d’histoire, de mots et maux de femmes, d’écoute, d’échanges, de questionnements, d’entraide, de rires et de larmes, de découvertes, de luttes et d’action », peut-on lire dans le communiqué du centre.
Cette année, 16 femmes sont inscrites à la première session et plusieurs sont sur une liste d’attente. Chaque session est composée de sept rencontres de trois heures.
« Ces femmes n’ont pas d’étiquettes. Pour nous, le diagnostic n’est pas important. On souhaite qu’elles prennent soin de leur santé mentale. Nous prônons une approche non médicalisée », explique Mme Boily.
Depuis 1996, l’AGIDD-SMQ décerne ses prix Orange et Citron. Le prix Orange est remis à qui s’illustre pour le respect des droits des personnes vivant un problème de santé mentale.
Le prix Citron est décerné à qui contrevient au respect des droits de ces personnes. Cette année, il a été décerné au syndic du Collège des médecins jugés très complaisant avec les médecins fautifs, notamment en ce qui concerne les affaires d’inconduites sexuelles dont les victimes souffrent souvent de problème de santé mentale.