Mesures d'urgence au collège de Rosemont: bientôt des fiches d'information
Le plan des mesures d’urgence du lieu d’enseignement dresse la liste de 18 situations pouvant affecter la vie étudiante quotidienne du collège. Cela va de la simple panne d’électricité à la prise d’otages, en passant par un appel à la bombe et la présence d’un tireur. De ce plan d’action a été créé des fiches d’information destinées aux étudiants, au personnel enseignant et à l’ensemble de ceux qui fréquentent l’endroit.
« Nous sommes une équipe et on a tous des actions à prendre en cas de situation d’urgence, explique Patrick Gravel, directeur des ressources matérielles et responsable de la sécurité au collège de Rosemont. Il est important que les étudiants sachent comment réagir dépendamment de la situation, parce qu’on ne pose pas les mêmes actions si on fait face à un incendie ou à la présence d’un tireur. »
À ce titre, M. Gravel laisse savoir qu’il existe un code de couleur applicable aux différentes situations d’urgence pouvant survenir. De plus, le plan d’action est revu sur base annuelle, suivant ainsi le rythme des nouveaux d’entrée des nouveaux étudiants.
Dawson
La récente fusillade à Newton, au Connecticut, n’a pas demandé un déploiement plus important des services psychologiques au collège de Rosemont, laisse savoir la coordonnatrice des communications, Anne-Marie Lacombe. Rien à comparer aux actions entreprises après la fusillade survenue au collège Dawson, en septembre 2006.
« Rappelons-nous qu’il s’agissait alors d’un événement dramatique s’étant déroulé dans un collège du Québec, à Montréal en plus. Il y avait un élément de proximité à tenir en compte dans ce drame. Nous avions alors rédigé des informations destinées aux étudiants et au personnel enseignant, pour rassurer tout le monde de la présence d’un service de consultation psychologique et pour offrir toute l’aide possible à quiconque en aurait besoin. »
En plus de la dizaine d’agents de sécurité, des membres du personnel ont reçu une formation pour être prêts à intervenir en cas de drame.
« Ça ne fait pas nécessairement les nouvelles, mais chaque année, on vit de petits drames qui touchent des étudiants. Des accidents de la route, la mort d’un proche, d’un ami… Nous devons être en mesure d’intervenir sur le plan psychologique et offrir un support à quiconque en a besoin », explique Mme Lacombe.
Rappelons que plus de 3000 étudiants fréquentent le collège de Rosemont.