Bilan de session et l’été d’Alexandre Boulerice, député fédéral de Rosemont
Quel bilan tirez-vous de la dernière session parlementaire ?
Dans Rosemont – La Petite-Patrie, les derniers mois ont été riches de rencontres, que ce soit lors de réunions publiques que j’ai organisées, lors de tournée dans des organismes, comme des résidences pour ainés et des écoles, ou encore dans des événements de la circonscription, par exemple le Forum social de Rosemont.
Les citoyens m’ont largement démontré leur mécontentement face à la loi mammouth C-38, que les conservateurs ont fait adopter de force.
Avec mes collègues de la Chambre des communes, nous avons tenu tête aux conservateurs. Je pense avoir su alerter la population des changements inquiétants inclus dans C-38, qui entérine l’abandon du Protocole de Kyoto au Canada, coupe des subventions aux organismes communautaires, repousse l’âge de la retraite de 65 à 67 ans et instaure un resserrement de l’assurance-emploi qui pénalisera notamment les travailleurs saisonniers.
De quoi sera fait votre été ?
Je compte passer le plus de temps possible dans la circonscription, à rencontrer des citoyens et des groupes communautaires. Je vais finir la tournée des résidences pour ainés. Il y en a une cinquantaine dans la circonscription !
Je vais aussi rencontrer les associations de communautés culturelles. Et bien sûr, je serai présent aux événements rassembleurs de Rosemont – La Petite-Patrie.
Étant depuis quelques mois porte-parole pour le NPD en matière de travail, je vais faire, cet été, une tournée des associations syndicales au Canada. À travers tout ça, je vais prendre un peu de vacances et passer du temps avec ma famille.
Quel sera le « point chaud » de la rentrée parlementaire ? Quel dossier défendrez-vous, localement et nationalement ?
Au cours de la dernière année, le gouvernement Harper s’est attaqué à de nombreux piliers du Canada : l’assurance-emploi, Kyoto, Radio-Canada, le système de protection des réfugiés, etc. Même si ces attaques ont été substantielles, nous nous préparons à ce qu’il aille encore plus loin. Il faut donc se préparer à riposter, à travailler avec les organisations communautaires et les citoyens pour dénoncer ces attaques.
Au niveau local, nous avons besoin que les personnes touchées par ces changements nous le fassent savoir, afin de recenser concrètement des conséquences des politiques de Harper. Étant porte-parole en matière de travail je compte organiser autour du 7 octobre, journée internationale du travail décent, une activité en circonscription, ouverte à tous et à toutes, sur le thème des droits des travailleurs.