Soutenez

Nesbitt restera ouverte, St.Brendan fermera

Beauchemin Philippe - TC Media
L’école anglophone d’immersion française Nesbitt, sur le boulevard Rosemont, restera finalement ouverte, alors que la Commission scolaire anglaise de Montréal (CSEM) a décidé de fermer trois établissements pour l’an prochain. Au nombre, l’école St-Brendan, située sur la 39e Avenue, entre Saint-Zotique et Beaubien, de même que St. John Bosco, et l’Académie Fraser.

La décision a été prise lors d’un vote des commissaires tenu ce mercredi 11 janvier. Ces derniers ont finalement convenu, après des mois d’attente, de fermer trois établissements scolaires, soit les écoles St.Brendan, St. John Bosco et l’Académie Fraser, destinée aux élèves de niveau secondaire.

« On comprend les parents de ne pas aimer voir l’école de leurs enfants fermer, mais en même temps, on perdait des élèves année après année. La demande est à la baisse à Montréal et on n’avait pas d’autre choix que de fermer certains établissements », laisse entendre le responsable des communications de la CSEM, Mike Cohen.

Le 30 juin marquera la dernière journée de ces lieux d’enseignement. La CSEM évaluera dans les prochaines semaines l’avenir des trois bâtiments. « On n’a pas encore discuté de tout cela, indique M. Cohen. Des études et recommandations seront faites prochainement et les commissaires auront une décision à prendre dans les prochains mois. Il faut voir nos besoins, notamment du côté des cours pour les adultes, avant de prendre la décision de vendre ou de se départir de l’un ou l’autre des bâtiments. »

Goût amer

Dans l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie, l’école Nesbitt, qui était également menacée de fermeture, poursuivra donc son programme d’immersion française. M. Cohen espère d’ailleurs que les parents des élèves qui fréquentaient St.Brendan enverront dès l’an prochain leurs enfants à l’école du boulevard Rosemont.

« Ce serait un plus que Nesbitt soit remplie à pleine capacité l’an prochain. Même les professeurs de St.Brendan pourraient être appelés à y travailler. Il faut dire que le comité de sauvegarde de Nesbitt a mené une grande campagne pour sauver leur établissement », admet-il.

Au nombre des parents qui ont, au cours des derniers mois, fait des pieds et des mains pour s’assurer que Nesbitt demeure ouverte, il y a Julie Barlow. Cette dernière garde un goût amer de toute cette aventure.

« On a travaillé très fort pour mobiliser la communauté et on a l’impression qu’on n’aurait pas dû avoir à en faire autant. Jamais la fermeture de Nesbitt n’aurait dû être envisagée. Il y a même des commissaires qui l’ont dit récemment. On a l’impression que tout cela n’était qu’une guerre de pouvoir politique à l’interne de la CSEM. »

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.