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Il faut se «mobiliser» pour sauver le hockey féminin

L'ancienne joueuse des Patriotes Caroline Ouellette en compagnie des joueuses ayant joué pour l'équipe de hockey féminin l'an dernier.
L'ancienne joueuse des Patriotes Caroline Ouellette en compagnie des joueuses ayant joué pour l'équipe lors de la dernière saison. Photo: Olivier Boivin/Métro

La bataille pour sauver le programme de hockey féminin semble gagnée au cégep de Saint-Laurent, mais démontre néanmoins la fragilité de l’état du sport chez les femmes et la nécessité de demeurer vigilant, plaident d’anciennes joueuses des Patriotes.

«Ici on a un aréna, des résidences sur le campus, un programme masculin qui a du succès et un programme de division 2. Avec tout ça, c’est inacceptable qu’on puisse même penser à fermer le programme féminin», a affirmé Caroline Ouellette, ancienne joueuse des Patriotes, lors d’une conférence de presse organisée par la députée de l’Acadie, Christine St-Pierre. Elles étaient accompagnées d’une autre ancienne de l’équipe, soit Isabelle Leclaire, ainsi que des athlètes qui ont joué avec l’équipe la saison dernière.

«[On est ici pour] sensibiliser et montrer à quel point c’est important pour ces filles-là et à quel point elles étaient blessées de voir que ce programme-là allait être abandonné», explique Mme St-Pierre.

Sauvetage in extremis

Avec l’embauche d’un nouvel entraîneur et le maintien des sept équipes de première division par le RSEQ, seul le retour d’un nombre de joueuses insuffisant pourrait empêcher le retour du programme de hockey féminin l’an prochain.

Malgré cela, joueuses et anciennes joueuses des Patriotes comptent profiter des événements des derniers jours pour demander un meilleur soutien pour le hockey féminin au Québec.

«Oui, le programme semble être de retour, mais il faut continuer d’en parler et de se mobiliser. On a peut-être gagné cette bataille, mais le hockey féminin n’est pas encore là où il devrait être.»

Naya samuel, joueuse des Patriotes

L’ancienne joueuse Isabelle Leclaire, qui est aujourd’hui entraîneuse-chef des Carabins de l’Université de Montréal, abonde dans le même sens.

«Un événement qui pouvait nous apparaître négatif au départ aura des retombées positives pour nous démontrer qu’encore en 2022, il y a des enjeux pour le sport féminin, indique Mme Leclaire. C’est important de continuer à faire des avancées et cesser de sabrer dans les équipes qui sont déjà présentes.» 

Suite des choses

Les deux anciennes joueuses ont également indiqué qu’elles comptent épauler les joueuses actuelles lors de leur potentiel retour au moyen notamment d’une aide financière.

Elles ont également montré leur soutien au nouvel entraîneur-chef de l’équipe, Daniel Continelli. Il reste cependant du travail à faire selon elles afin de bien réintégrer les joueuses dans l’équipe.

«Ce qui est arrivé, ça a cassé des pots et on est tranquillement en train de les réparer, continue Isabelle Leclaire. Je pense que le programme va être entre de bonnes mains avec Daniel Continelli. Cependant, il y a des joueuses qui avaient démarré des transferts ailleurs et j’espère qu’on pourra encourager les filles, si possible, à revenir ici.»

Il reste donc à voir combien de joueuses souhaiteront être de retour la saison prochaine.

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