Rapport sur le marché locatif : le POPIR entrevoit encore des années difficiles pour les locataires du Sud-Ouest
Commentant le rapport de la Société canadienne d’hypothèque et de logements (SCHL) publié en décembre, le POPIR-Comité Logement constate que la situation du logement locatif demeure difficile pour les locataires du Sud-Ouest et de Verdun.
Le rapport indique que le taux d’inoccupation des logements est toujours en deçà des 3% requis pour que le marché soit équilibré, souligne l’organisme. À l’automne 2010, la situation s’était améliorée, le taux de logements d’une chambre à coucher inoccupés franchissant même la barre du 3%.
«Toutefois, note le POPIR, il a suffit qu’une année s’écoule pour que le marché du logement se resserre.»
«En effet, explique-il dans un communiqué de presse, le taux d’inoccupation pour les logements d’une chambre à coucher a chuté à 2,1%. La situation est d’autant plus catastrophique pour les logements familiaux avec seulement 0,2% des logements de 3 chambres à coucher et plus encore disponibles. Seulement 1,9% de l’ensemble des logements sont présentement inoccupés.»
«Au même moment, fait-on observer, le prix des loyers continu d’augmenter». Les loyers moyens ont subit une hausse de 4,6% passant de 604$ en moyenne à 632$. Ce sont les loyers des logements d’une chambre à coucher qui ont subi la plus importante hausse, soit 7,9%. Il coûte donc en moyenne 597$ pour se loger dans un logement d’une chambre à coucher dans les arrondissements du Sud-Ouest et de Verdun. Selon le POPIR, «d’importantes hausses sont encore à prévoir cette année puisque le Sud-Ouest est l’un des arrondissements où l’augmentation des taxes est la plus importante».
L’organisme espère que le gouvernement Charest tiendra compte de cette réalité dans l’élaboration de son budget. «L’année dernière, fait-on valoir, le nombre d’unité de logements sociaux est passé de 3000 à 2000 pour l’ensemble du Québec.» Le POPIR revendique aux côtés du FRAPRU 50 000 logements sociaux, dont 22 500 pour Montréal. Une manifestation nationale en appui à cette demande aura lieu le 4 février, à 13h, à l’angle des rues McGill et Sherbrooke.