Le projet de conversion de l’église Saint-Joseph va de l’avant
Aucun citoyen n’ayant demandé la tenue d’un scrutin référendaire, le projet de conversion de l’église Saint-Joseph dans la Petite-Bourgogne pourra être adopté par les élus du Sud-Ouest au prochain conseil d’arrondissement.
Le projet de recyclage de l’église située sur la rue Richmond prévoit des changements d’usages. Il pouvait donc faire l’objet d’une demande de référendum de la part des citoyens du secteur.
Un registre des demandes pour la tenue d’un scrutin référendaire a été rendu accessible au bureau d’arrondissement le 14 avril. Le nombre de personnes habiles à voter était de 418. Le nombre de signatures requis pour rendre obligatoire la tenue d’un référendum était de 53. Aucun citoyen n’a signé le registre.
Rappelons qu’un groupe de partenaires, dont Natalie Voland, présidente de Gestion immobilière Quo Vadis, veulent transformer l’église en un centre multifonctionnel comportant des espaces de diffusion culturelle, d’exposition, de réception, de bureau et de restauration. Cette nouvelle vocation se ferait dans le respect du bâtiment.
Vers l’adoption du projet
La procédure réglementaire permettant le changement d’usages pourra donc se poursuivre.
«Je me réjouis qu’on puisse aller en troisième lecture au prochain conseil, a commenté le maire de l’arrondissement, Benoit Dorais. C’est un projet qui est rassembleur.»
«La reconversion d’un bâtiment patrimonial permet de préserver notre histoire, sa valeur symbolique et artistique, tout en lui donnant une nouvelle vie ouverte sur sa communauté et fortement associée aux organismes du milieu», a-t-il souligné.
Pour la conseillère municipale Sophie Thiébaut, il s’agit d’un «projet qui crée des attentes en terme de retombées pour la communauté».
«C’est un nouveau défi en terme de mixité, a-t-elle mentionné. Le quartier de la Petite-Bourgogne en a vu d’autres et me semble justement être un bel exemple dans ses capacités de mêler les diversités.»
L’église Saint-Joseph a été construite en 1861. Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Ce n’est plus un lieu de culte depuis 2003.