Sud-Ouest
16:09 28 mai 2015 | mise à jour le: 28 mai 2015 à 16:09 temps de lecture: 3 minutes

Près de 100 000$ pour accroître l’offre culturelle

Près de 100 000$ pour accroître l’offre culturelle
Photo: Thomas Lambelin / Collaboration spéciale

Bonne nouvelle pour les amants de la culture. La maison de la culture Marie-Uguay présentera des spectacles gratuits au Théâtre Paradoxe, et le Groupe Paradoxe offrira des spectacles à coût accessible grâce à un partenariat de deux ans doté d’une enveloppe de 80 000$ annoncé mercredi par l’arrondissement du Sud-Ouest.

Cette entente d’une durée de deux ans «va permettre à la maison de la culture de présenter des spectacles à plus grand déploiement à l’extérieur de ses murs», explique le maire de l’arrondissement, Benoit Dorais.

«Le théâtre Paradoxe peut accueillir entre 50 et 900 personnes selon la configuration», précise le directeur général du Groupe Paradoxe, Gérald St-Georges. La capacité de Marie-Uguay est de 175 places.

Grâce à cette entente, la maison de la culture devrait être en mesure de présenter au théâtre du boulevard Monk, au cours d’une saison, au moins un spectacle pour des groupes scolaires et environ trois pour le grand public. «Ça pourrait être du théâtre, de la danse, de grands ensembles musicaux», indique l’agent culturel Martin Philippe Côté.

Déjà, annonce-t-il, on proposera l’automne prochain, lors des Journées de la culture, un spectacle sur le cinéma muet avec un accompagnement à l’orgue. Car le Théâtre Paradoxe, on le rappelle, a été aménagé dans l’ancienne église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours.

Le Groupe Paradoxe, un organisme d’économie sociale qui œuvre à l’insertion professionnelle de personnes âgées de 18 à 35 ans, travaillera au cours des prochaines semaines à l’élaboration de la programmation et de la politique tarifaire.

Revitalisation
Avec ce partenariat, l’arrondissement poursuit ses efforts de revitalisation du boulevard Monk en misant sur la culture.

«Nous voulons que la culture soit au service de la redynamisation de nos artères commerciales, insiste Benoit Dorais. On ne lâche pas. Si on veut que le boulevard Monk redevienne ce qu’il a été, il faut des investissements.»

Au cours des dernières années, l’arrondissement a multiplié les activités culturelles sur Monk afin de créer une effervescence susceptible d’avoir des retombées pour les commerçants: exposition de photos d’artistes de renommée internationale, série de concerts au parc Garneau, Festival international de courts métrages du Sud-Ouest de Montréal et autres.

«Nous voulons être un moteur de développement», souligne Gérald St-Georges.

Marie-Josée Choquette, directrice de la société de développement commercial Plaza Monk, appuie cette stratégie. «On doit aller chercher les citoyens de l’extérieur de l’arrondissement par la culture», estime-t-elle.

C’est à la rentrée automnale que les amateurs de culture en sauront davantage sur les spectacles que les deux diffuseurs leur proposeront dans le cadre du partenariat.

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