Un musicien veut recueillir 2,4 M$ pour acheter le Studio de Morin-Heights
Le percussionniste Richard Baxter tente de recueillir 2,4 M$ pour acheter et restaurer le légendaire Studio de Morin-Heights à l’abandon depuis le début des années 2000.
Sting, David Bowie, Céline Dion, Cat Stevens, Keith Richards, et le groupe Rush sont parmi les artistes qui ont enregistré des disques au studio, fondé dans les années 70 par André Perry.
L’Équipe Spectra, qui en a fait l’acquisition en 1991, l’a fermé en 2003. Niché sur un domaine de 245 acres, le studio a été revendu une dizaine d’années plus tard à des investisseurs. Il est aujourd’hui désert. Le bâtiment est dans un triste état. Des murs ont été arrachés. Des vitres sont cassées. L’eau s’infiltre par le toit.
«C’est un studio de classe mondiale. Ce n’est pas possible la qualité du son, lance Richard Baxter qui visite le site depuis quinze ans. Tu sens des vibrations quand tu vas là. Il faut qu’on le sauve.»
Pour lui, il faut préserver ce pan important de l’histoire de la musique au Québec et au-delà. «Il faut faire quelque chose et vite. Ça va tomber en morceau», prévient-il.
Un objectif difficile à atteindre
Le musicien, qui a déjà mis sur pied deux studios d’enregistrement, a lancé une campagne de sociofinancement sur Kickstarter (rebuildlestudio.com) pour réaliser ce projet ambitieux.
Il veut acheter et rénover le studio où il y aurait des activités d’enregistrement et un musée rappelant sa riche histoire.
Mais les donateurs se font rares et les chances sont minces pour qu’il atteigne l’objectif de 2,4 M$ d’ici la fin de la campagne, le 26 juillet. Au moment de mettre sous presse, il avait recueilli 3764$.
S’il ne se fait pas d’idée quant à l’atteinte de l’objectif de la campagne sur Kickstarter, Richard Baxter ne baisse pas les bras et entend poursuivre son rêve. «Je ne perds pas espoir pour le Studio» dit-il.
Celui qui se dit en contact avec des investisseurs n’écarte pas la possibilité de lancer une autre campagne de sociofinancement.



