Vaudreuil-Soulanges
11:37 1 octobre 2020 | mise à jour le: 1 octobre 2020 à 11:38 temps de lecture: 3 minutes

Des voisins s’opposent au projet de déménagement du centre culturel islamique de Vaudreuil-Dorion

Des voisins s’opposent au projet de déménagement du centre culturel islamique de Vaudreuil-Dorion
Photo: Olivier BoivinL'ancien restaurant Sunny's est en voie de devenir le nouveau Centre culturel islamique de Vaudreuil-Dorion

L’achalandage et le bruit sont au cœur des préoccupations du voisinage du futur centre culturel islamique. Plusieurs s’opposent toujours à ce que l’ancien restaurant Sunny’s du rang Saint-Antoine soit converti.

Un tel établissement ne devrait pas s’installer près d’une zone résidentielle croit Jean-François Nantel. «On est venu habiter ici pour avoir une quiétude, explique-t-il. Dans quelques années, on croit qu’il va y avoir beaucoup trop de voitures pour la grosseur du stationnement.»

Selon lui, le bruit occasionné par le lieu de culte sera pire que celui du Sunny’s. «On parle d’un bar qui était ouvert les jeudi, vendredi et samedi, alors que maintenant, les gens vont se présenter tous les jours de la semaine et plusieurs fois par jour», avance M. Nantel.

Les opposants ont pu s’exprimer lors d’une consultation écrite après une rencontre d’information informelle. «Je peux vous confirmer que tous les commentaires ont été fournis au conseil pour relecture», affirme le directeur général de la Ville de Vaudreuil-Dorion, Olivier Van Neste.

Les haut-parleurs extérieurs et les drapeaux ont été interdits en réponse à ces préoccupations. Mais selon Jean-François Nantel, ce n’est pas suffisant. «On a peur qu’ils contestent dans quelques années», soutient-il.

Mal informés

Les voisins qui s’opposent au projet sont mal informés selon Kamal Almi, un musulman qui fréquente l’actuel centre culturel islamique depuis 11 ans.

Il croit également que l’achalandage dans le stationnement ne sera pas problématique. «On parle peut-être présentement d’une vingtaine ou une trentaine d’automobiles, explique-t-il. Les musulmans pratiquent beaucoup le covoiturage pour des raisons d’économie et de convivialité.»

Même chose pour les haut-parleurs, qui n’ont jamais été inclus dans les plans. «À la place, on a des cellulaires qui nous permettent d’avoir des alertes paramétrées par rapport à l’heure et l’appel de la prière», dit-il.

De plus, les musulmans n’ont que deux évènements d’envergure dans l’année. «C’est la fête de la fin du ramadan et la fête du sacrifice, ça se passe le matin entre 7h et 8h, avance M. Almi. Sinon, les soirs et les jours de la semaine, ce n’est pas tout le monde qui se rend prier au centre culturel.»

Le regroupement de voisins se trouve dans l’une des quatre zones qui ont ouvert des registres auprès de la Ville pour s’opposer au déménagement du centre culturel islamique. Ils ont jusqu’au 8 octobre pour envoyer leur formulaire dans le but de déclencher un référendum. Ils doivent atteindre 59 signatures pour y arriver.

De son côté, Kamal Almi continue de penser que la communication entre les parties règlera la question. Il rappelle que le centre culturel est ouvert à toutes les personnes intéressées, et non uniquement aux musulmans.

Vote par correspondance

Afin d’adapter le processus à la réalité de la COVID-19, la ville a décidé de recueillir les signatures par correspondance pendant 15 jours plutôt que pendant une journée en présentiel. Un formulaire est disponible sur le site de la ville et peut être envoyé par courriel avec une pièce d’identité.

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