Comprendre pour mieux communiquer
Adressée aux organismes du quartier, la journée avait pour objectif de sensibiliser les intervenants aux réalités migratoires et à la communication interculturelle. «On constate des problématiques à l’accueil des organismes. Beaucoup de conflits n’auraient pas lieu si les gens faisaient une démarche de communication interculturelle», présente Shanie Leroux, organisatrice communautaire du RIV.
La clientèle d’immigrants est très variée puisqu’il s’agit autant de personnes nouvellement arrivées ou présentes depuis longtemps que des autochtones de culture diversifiée, des anglophones, des francophones et des réfugiés.
«C’est virtuel de dire « nous » et « eux », précise Mme Leroux.
Désireuse de ne pas s’étendre sur les problèmes de communication, elle concède que des mésententes peuvent porter sur «des conflits de valeur telle que l’éducation des enfants».
Connais-toi toi même
La journée était consacrée à la démarche de communication. Les membres des 60 organismes présents ont décortiqué plusieurs éléments clé de la communication interpersonnelle comme la distance entre les interlocuteurs, les vêtements que l’on porte, la façon dont on s’assoit ou encore de regarder l’autre, dans les yeux ou non. «Il s’agissait d’une journée de formation et d’expérimentation. On a essayé de sortir de la simple conférence et d’éviter les recettes. Nous voulions toucher les émotions et les sens. L’objectif était de comprendre en quoi mes perceptions sont teintées par mes préjugés, mettre des lumières sur tout ce qui peut susciter une interprétation différente et arriver à un compromis. Il faut se connaître soi et connaître l’autre», poursuit Mme Leroux. Soulignons que l’expertise locale était privilégiée tout au long de la journée puisque les animateurs des ateliers travaillent tous dans le quartier.
Le compte-rendu de la journée sera prochainement en ligne sur le site du conseil communautaire Solidarité Villeray http://www.solidaritesvilleray.org