Ça va le matin, je me lève et je mets mon sourire, je me rends au travail où je suis généralement souriante ou neutre. Mais au fond ce sourire cache beaucoup de tristesse, le coeur brisé plusieurs fois, le désespoir, le découragement. Je marche la tête haute et le dos droit mais c’est le soir où c’est le plus difficile, parce qu’à mes côtés, c’est froid, il n’y a personne. Et quand je permets à une larme de couler, je me prends en pitié, ça me met en colère, je ne veux pas faire pitié. Jamais. Et le lendemain c’est à refaire, ramasser un sourire sur la table de chevet, mettre mon mascara, prendre le bus et ensuite le métro jusqu’au centre-ville, et le tout est à refaire, every single day. Je garde espoir, parce qu’un jour je n’aurai pas à faire semblant, je serai heureuse et ce ne sera plus vide de l’autre côté du lit.