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A la belle grosse demoiselle avec une jambe de bois!

Je t’ai croisé alors que tu descendais, et que moi j’embarquais au métro verdun. Tu mangeais un gros pot de fromage en crème Liberté avec tes doigts et tu semblais avoir dégusté des cheetos car la commissure de tes lèvres était orangée. Tu suais à grosses gouttes et tu m’as demandé si j’avais du change. À ce moment là, ta jambe de bois est tombé au sol et je l’ai ramassé pour te la rendre. Tu m’as demandé de t’aider à la remettre en place. C’est alors que j’ai senti ton odeur corporelle. On aurait dit un mélange de vinaigre et de saumure. C’était horriblement délicieux. J’ai manqué mon train pour te courtiser avant que tu ne partes en boitant. Je pense à toi depuis. Si tu ne te souviens pas de moi, je suis grand, musclé, cheveux noirs, et j’ai les biceps d’Apollon. Je t’aime

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