À la vague à l’âme

Tu sais, volcan, tu égayais mes journées, mes matins en particulier. Ton émerveillement me remplissait à mon tour de naïveté et j’attaquais mes journées avec l’âme d’un enfant. Nous parlions, nous discutions, nous débattions, de tout et de rien, parfois même sans avoir besoin de mots pour le faire. Oh oui, Vésuve, tu l’étais, mon petit bonheur. Et maintenant que se passe-t-il? Je n’ai plus de nouvelles? Tu disparaîs, tu te fais vapeur, ainsi sans laisser de traces? Je pourrais comprendre, tu as sûrement de bonnes raisons. En attendant le martèlement des secondes sur mon poignet se fait de plus en plus lourd, et l’air se fait de plus en plus épais. Tu étais mon oxygène et je ne me peux plus de l’apnée. Ce moment, un peu après huit heures, où on se voyait pendant quelques minutes pour oublier un peu le monde ensemble, j’ai envie de le revivre encore et encore et encore et encore. Je n’ai pas bougé : retrouve-moi, toujours au même endroit, peut-être juste une fois.

Olivier,