Je t’aperçois alors que tu embarques dans le métro, direction Angrignon. Tout de suite, tu m’as fait de l’effet avec tes beaux bras forts, ton sourire subtil et tes pantalons courts en cuir (pantalons qui d’ailleurs semblaient t’aller à merveille). Tu as la tête rasée ainsi qu’un tattoo de barbelé autour du bras droit tout près de l’épaule. Tu portais aussi un tank-top mais je ne me souviens plus de quoi avaient l’air tes souliers. Je portais un chandail bleu, un jean, mes Converse rouges et un bracelet arc-en-ciel. On s’est échangé quelques regards, j’en avait le cœur qui palpitait. Je pensais à toi. Tu as sans doute remarqué que j’ai résisté mais j’aurais tellement du foncer et aller te parler. C’est à la station Frontenac que nos chemins se sont séparés alors que tu débarquais du wagon. J’ai maintenant cette impression de vide en moi. Si jamais tu vois ceci et que tu te reconnais à travers ces quelques lignes, fais-moi signe. Si jamais tu es disponible samedi soir, on peut se donner rendez-vous quelque part. J’aimerais tellement te revoir, te parler et, qui sait, peut-être passer du bon temps ensemble.