Jeudi 13 mars dernier, tu as bouleversé ma vie, ton regard ce jour là dans le métro à Berri UQAM ne cesse de me hanter, quand je ferme les yeux, je te vois, je n’arrête pas de me dire que j’aurais dû te parler, prendre les devants, tellement je regrette, je te cherche sans relâche dans les visages des passants, je te cherche sans avoir espoir de te revoir un jour. Ce jour là tu portais un manteau caban noir sans capuche, une chemise blanche, un pantalon noir et une paire de chaussure sécurité deux tons noir-marron au dessus, tu dois avoir la vingtaine soit pas plus de 28 ans. Tu as des yeux d’un blanc éclatant, tes cheveux sont mini, tu as un sac bandoulière, tu es beau comme un dieu grec. Jamais je n’oublierais ce moment partagé ensemble. Avant d’entrer dans le métro à Berri UQAM, tu ne cessais pas de me regarder, et puis nous avons pris le même métro direction Montmorency, nous étions debout côte à côte tenant la même barre, j’avais des cheveux frisés, une femme de peau métissé, je portais des bottes blanches et deux écharpes de couleur blanche et noire. tu mâchais de la gomme, tu m’as souris, et moi aussi, devant toi un mec adossé qui fermait les yeux, un moment tu t’es déplacé, tu as sorti ton téléphone de ta poche et ensuite tu l’as remis en place. Nous sommes sortis tous les deux à la Station Jean-Talon, tu marchais derrière moi, j’ai pris la direction Saint-Michel, et là je t’ai perdu de vue. Comme je regrette tant, au moins ma première idée dans le métro je l’aurais tenté celle de te glisser mon numéro discrètement. Au moins je garde de toi le souvenir de ce moment magique! Dans l’espoir de te revoir un jour, car seules les collines ne se rencontrent pas.