Samedi 11 octobre un peu avant 13h00, nous avons embarqué ensemble à Verdun direction Honoré Beaugrand. Tu es malheureusement sortie rapidement à Lionel Groulx ô magnifique fille aux cheveux châtains élégamment vêtue d’une robe grise et de bottes. Tu étais grande, aussi grande que moi me semble t’il puisque j’ai du me redresser pour être à ta hauteur quand tu as quitté le wagon (et je fais pourtant plus de six pieds). Je dois avouer avoir rarement croisé dans les transports une jeune femme avec à la fois autant de charme naturel mais aussi autant d’allure et de prestance. Cela mérite bien un premier metroflirt de ma vie. Tu dois souvent recevoir des compliments encore plus flatteurs et doux que ceux-ci, et de la part de personnes plus valorisants que moi. À quoi aurait servi de te faire savoir cette évidence que tu étais si radieuse en ce samedi matin ? Les quelques regards que nous avons échangé ne disaient pas qu’il y avait le moindre intérêt de ta part à une conversation. Alors j’espère que tu liras ce message sans espoirs que tu y répondes, ne change rien à cette beauté naturelle, elle n’avait besoin d’aucun artifice supplémentaire à ceux que tu avais dans ce métro.