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tic… tac…

Je suis anonyme sur cette colonne où mes écris se retrouveront noyés dès demain sous de nouveaux torrents de mots, alimentés par des femmes et hommes que je suis, qui n’arrivent pas à s’expliquer une situation qui les afflige jusqu’au plus profond de leur raisonnement.

Qui suis-je pour ainsi publier une centaine de mots qui se consumeront dans l’oubli une fois imprimés sur ces pages parmi quelques éclopés, comme moi, par leurs incessants tourbillons gastriques qui pétillent chaque fois que tu approches, que tu m’écris, que tu me regardes…

Une horloge sur le mur souffle ses « tic-tacs » et m’éveille sur la singularité qu’à chaque pas de la trotteuse, se meure une seconde où je pense à toi. Pendant la dissolution de ces petits mondes intimes, j’imagine la texture de ta paume, le fin reflet d’une lumière d’aube qui balaye le duvet de ta nuque, le bourdonnement de ton cœur l’oreille posée sur ta poitrine ou tout simplement, soutenir sans broncher, un simple regard qui me permettrait de photographier ta beauté infinie.

Pourquoi en suis-je là aujourd’hui? Pourquoi dans nos sorties et discussions, fus-je incapable d’entériner mes sentiments pour toi? Enjouée, légère, naturelle, toutes ces qualités propres à toi me sont chères, et le risque de perdre ta confiance puis ton amitié assassinerait le bonheur d’être près de toi à l’occasion…

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