Trois (03) mètres furent approximativement la distance qui nous séparait l’un de l’autre à bord du metro ce jour 26 juin, j’étais arrêté en chemise blanche avec un petit document à la main et toi assise, portant sur tes membres un sac transparent de volume moyen et contenant du linge. Nos yeux se sont croisés et n’ont plus arrêter de se croiser, avec impressionnante réciprocité de sourires. A la station Jean talon, ton voisin est parti puis tu as fait une belle place en allant au coin vers la vitre et là, on se regardait mutuellement grâce aux vitres,car je suis resté assez timide, ce qui ne m’a pas permis de venir prendre la place près de toi,;je l’ai fort regrété. Non loin de nous se tenaient deux amoureux, deux jeunes gens de couleurs de peau differentes, comme toi et moi. Ils étaient enviables, du moins moi je les enviais grandement en m’imaginant dans la même situation avec toi. Arrivée à ma destination j’étais peiné de m’en aller et toi aussi, tu m’as fait signe d’aurevoir par la vitre.
Si tu me lis, saches que j’ai regreté ma timidité et je serai très heureux de te revoir un jour.
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