Certains jours, tu montes dans l’autobus, blonde, les lèvres très rouge ; d’autres fois, tu es une brune aux longs cheveux droits. Tes yeux sont bleus, ou verts, ou noirs. Exubérante ou préservant ton quant-à-soi, selon des caprices dont j’ignore la logique. Sur ta peau douce, la soie est papier sablé ; la brise est pataude et claudicante comparée à ta démarche. Ta voix…, ah, ta voix, qu’en dire qui ne soit insuffisant ?
Pour tous ces jours que je passe à t’inventer, tu pourrais au moins faire l’effort d’exister et de venir à moi !