Soutenez

Un membre de l'équipe Trump plaide coupable

Carolyn Kaster / The Associated Press Photo: Carolyn Kaster

WASHINGTON — Un ancien conseiller de Donald Trump a reconnu avoir menti à la police fédérale sur ses contacts avec les Russes, a annoncé le procureur spécial Robert Mueller, lundi, alors que l’ancien président de la campagne présidentielle de M. Trump et l’un de ses anciens collaborateurs ont plaidé non coupable aux accusations de complot qui pèsent contre eux.

Le plaidoyer de culpabilité de George Papadopoulos est la première affaire criminelle qui documente les interactions entre l’équipe de campagne de Donald Trump et des intermédiaires russes lors de l’élection présidentielle de 2016.

Ces nouveaux développements ont été découverts dans le cadre de l’enquête menée par Robert Mueller, qui entre dans une nouvelle étape avec des accusations et de possibles peines de prison pour des membres clés de l’équipe de M. Trump.

Des documents déposés en cour montrent également que M. Papadopoulos s’était fait dire, le 26 avril 2016, que les Russes détenaient des informations compromettantes sur la démocrate Hillary Clinton dans des «milliers de courriels» — bien avant qu’il soit révélé que les courriels du Comité national démocrate et ceux du président de campagne de Mme Clinton, John Podesta, avaient été piratés.

M. Papadopoulos a coopéré avec les autorités, selon les documents judiciaires.

Lors de la séance d’information quotidienne à la Maison-Blanche, lundi, Sarah Huckabee Sanders a minimisé le rôle de M. Papadopoulos dans la campagne du candidat républicain.

«Il n’a pas été payé par la campagne. Tout geste qu’il a fait, il l’a fait de sa propre initiative», a-t-elle déclaré.

Complot contre les États-Unis

De leur côté, l’ancien directeur de la campagne présidentielle de Donald Trump, Paul Manafort, et un ancien collaborateur de M. Trump, l’homme d’affaires Rick Gates, ont plaidé non coupable lundi aux accusations de complot contre les États-Unis portées contre eux.

Les deux hommes ont comparu devant un juge fédéral à Washington. Ils font tous deux face à 12 accusations, notamment d’avoir comploté pour blanchir de l’argent, d’avoir omis de se déclarer en tant qu’agents d’un pays étranger, d’avoir fait de fausses déclarations et d’avoir omis de déclarer des comptes bancaires et financiers à l’étranger.

Le président Trump a réagi sur Twitter peu de temps après l’annonce de leur mise en accusation, lundi matin, en déclarant que les événements reprochés s’étaient produits «il y a plusieurs années» et qu’il n’y avait eu «AUCUNE COLLUSION» entre son équipe de campagne et la Russie. Il s’est aussi demandé pourquoi «Hillary la malhonnête et les démocrates» ne faisaient pas également l’objet d’une enquête.

Selon une vérification de l’Associated Press, M. Trump a déformé la réalité; l’acte d’accusation affirme que les gestes criminels se sont étalés de 2006 au mois de février 2017 — ce qui couvre toute la période pendant laquelle M. Manafort a travaillé pour le candidat Donald Trump.

Les accusations contre M. Manafort ne font aucunement référence à la campagne de M. Trump ou à une possible collusion avec Moscou. L’acte en question accuse M. Manafort et son associé, Rick Gates, d’avoir blanchi de l’argent et d’avoir fomenté un complot avant, pendant et après avoir travaillé pour le président.

Le fils du président, Eric, a envoyé tôt lundi à ses partisans un courriel dans lequel il affirme que «(son) père et son administration sont confrontés à une nouvelle opposition chaque jour». Il leur demande ensuite de contribuer à sa réélection en les assurant qu’il est «toujours debout».

Une enquête de longue date

La résidence de M. Manafort avait été perquisitionnée en juillet par des agents à la recherche d’informations fiscales et bancaires.

M. Manafort faisait l’objet d’une enquête de longue date de la police fédérale concernant ses liens avec l’Ukraine et l’ancien président Viktor Ianoukovitch. Cette enquête a été incorporée à celle de M. Mueller.

M. Gates était le bras droit de M. Manafort et un acteur de premier plan au sein de la campagne de M. Trump.

Les deux hommes sont accusés d’avoir utilisé des comptes bancaires secrets à Chypre, sur l’île de Saint-Vincent et aux Seychelles pour blanchir de l’argent qui leur a été versé par le gouvernement ukrainien. Plus de 75 millions $ US auraient transité dans ces comptes, et M. Manafort aurait à lui seul blanchi plus de 18 millions $ US.

On reproche à MM. Manafort et Gates d’avoir secrètement fait la promotion des intérêts ukrainiens aux États-Unis.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.