Monde

Une chance de paix pour le Soudan du Sud

Une chance de paix pour le Soudan du Sud
Photo: Getty ImagesWASHINGTON, DC - AUGUST 05: South Sudan President Salva Kiir Mayardit arrives at the North Portico of the White House for a State Dinner on the occasion of the U.S. Africa Leaders Summit, August 5, 2014 in Washington, DC. African leaders are attending a three-day-long summit in Washington to strengthen ties between the United States and African nations. (Photo by Mark Wilson/Getty Images)

Pour la première fois en près de deux ans, le président sud-soudanais­ Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar doivent se rencontrer mercredi à Addis Abeba, en Éthiopie, afin de tenter de relancer le processus de paix dans un pays en proie à une terrible guerre civile depuis 2013.

Cette rencontre, si elle a bien lieu, aura été rendue possible par la pression mise sur les deux leaders par la communauté internationale, lassée d’une guerre qui a fait 10 000 morts, près de 4 millions de déplacés et provoqué une crise humanitaire catastrophique.

MM. Kiir et Machar ont été invités à Addis Abeba par le nouveau premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui préside l’Autorité intergouvernementale pour le développement.

Cette rencontre sera la première depuis les intenses combats qui ont secoué la capitale sud-soudanaise, Juba, en juillet 2016. Après ces violences, M. Machar avait dû fuir son pays. Il se trouve depuis en Afrique du Sud, mais continue à jouir d’une grande autorité sur son mouvement.

Au début de juin, le Conseil de sécurité de l’ONU a donné un ultimatum. Les factions belligérantes ont jusqu’à la fin du mois pour faire respecter ce cessez-le-feu et arriver à «un accord politique viable».

Selon le New York Times, les combats empêchent les organisations d’aide d’atteindre les populations qui ont besoin de nourriture. Plus de 100 travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début du conflit, 30 d’entre eux cette année.

Pays voisin du Soudan du Sud, l’Ouganda abrite aujourd’hui plus de 1,4 million de demandeurs d’asile, l’équivalent des 28 pays européens en 2015.