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Yémen: La guerre se rapproche de la ville de Hodeida

Yémen: La guerre se rapproche de la ville de Hodeida
Photo by: AFPA displaced Yemeni child from Hodieda stands in their shelter at a make-shift camp for displaced people in the northern district of Yemen's Hajjah province on June 19, 2018. Fierce fighting in the Hodeida area has already driven 5,200 families from their homes as pro-government forces advanced up the Red Sea coast, according to the UN. / AFP PHOTO / ESSA AHMED

Les forces progouvernementales yéménites ont pénétré mardi dans l’aéroport de Hodeida, au septième jour d’une offensive visant à reprendre cette ville stratégique sur la mer Rouge, aux mains des rebelles depuis 2014.

Des affrontements ont éclaté en matinée autour de l’aéroport, où les forces gouvernementales soutenues par une coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis avaient massé des renforts.

Des familles veulent fuir, mais sont contraintes de rebrousser chemin devant l’intensité des combats. D’après des habitants, les rebelles houthis ont creusé des tranchées et établi des monticules de sable sur les principaux axes de la ville en préparation de combats urbains.

La ville de 600 000 habitants est la principale porte d’entrée pour les importations et l’aide humanitaire destinée à une population éprouvée par plus de trois années de guerre, en faisant un enjeu stratégique.

Des ONG ont exprimé leur inquiétude sur les conséquences de violents combats à Hodeida, dans un pays où la guerre a provoqué la «pire crise humanitaire du monde», selon l’ONU.

[bignumber number= »32 000″]Environ 32 000 personnes ont quitté leur foyer dans toute la province depuis le
1er juin, dont environ 3 000 dans la ville de Hodeida, selon l’ONU. «Ce sont les pires jours depuis le début de la guerre», confie un habitant.[/bignumber]

L’Arabie saoudite affirme que le port de Hodeida est notamment utilisé par les Houthis pour lancer des missiles et des attaques contre les navires en mer Rouge.

Nombre d’habitants de Hodeida avaient espéré que la visite ce week-end à Sanaa de l’émissaire des Nations unies, Martin Griffiths, pourrait déboucher sur un règlement politique.

Cependant, le responsable a quitté mardi la capitale yéménite sans faire la moindre déclaration, après s’être heurté à l’intransigeance des belligérants.

Le premier ministre de l’administration rebelle, Abdel Aziz ben Habtour, avait soutenu dimanche qu’il n’était pas question d’accepter une trêve dans les conditions actuelles.

Les Émirats, membre important de la coalition, ont exigé lundi de leur côté un retrait «sans condition» des insurgés de Hodeida pour mettre un terme à l’offensive contre la ville.

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