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Incendies en Grèce: le gouvernement suspecte «des actes criminels»

Incendies en Grèce: le gouvernement suspecte «des actes criminels»
Photo by: AFPA forest is on fire near Potsdam, eastern Germany on July 26, 2018. Dozens of wildfires have hit countries across northern Europe and Greece as a heatwave continues to hold across much of the continent. / AFP PHOTO / dpa / Friedrich Bungert / Germany OUT

Le gouvernement grec a saisi la justice d’un «élément sérieux» pouvant indiquer que «des actes criminels» sont à l’origine de l’incendie meurtrier lundi à l’est d’Athènes, a déclaré jeudi le ministre-adjoint à la Protection du citoyen, Nikos Toskas.

«Pour le feu qui a commencé au mont Pendeli» et s’est propagé à Mati, la ville où se trouvaient la grande majorité des 82 morts, «on se pose de nombreuses questions et je ne vous cache pas qu’un élément sérieux nous a conduit à ouvrir une enquête», a indiqué M. Toskas lors d’une conférence de presse avec le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos et les chefs des pompiers et de la police.

Pour le feu à Kineta à l’ouest d’Athènes, qui s’est déclaré quelques heures avant celui de Pendeli, sans faire de victimes, le ministre a indiqué qu’il existait aussi «de sérieux éléments et des traces» pouvant faire penser à un «incendie volontaire».

«Il y a des témoignages mais je ne peux rien dire de plus actuellement», a-t-il ajouté.

Le gouvernement a transmis tous ces éléments à la justice, a précisé le ministre.

Ils iront alimenter l’enquête préliminaire ouverte mardi par la Cour suprême.

M. Toskas a aussi souligné que lundi les «conditions climatologiques étaient extrêmes en raison du changement climatiques».

«Les vents atteignaient 120 km/h», a dit le lieutenant-général des pompiers Sotiris Terzoudis.

Alors que les critiques fusent au vu du terrible bilan, le porte-parole du gouvernement a souligné que «l’évacuation de Mati n’était pas possible car le phénomène a duré à peine une heure et demie» et que les vents étaient «les plus forts enregistrés ces huit dernières années».

«Les pertes sont importantes et nous sommes tous bouleversés», a reconnu M. Toscas.

«Pour des raisons de conscience et pas en raison d’erreurs, j’ai soumis ma démission au Premier ministre Alelis Tsipras, mais il m’a répondu que l’heure était à la lutte et il ne l’a pas acceptée», a-t-il conclu.

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