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La gauche de nouveau appelée à former un gouvernement en Suède

Andreas Norlen, Swedish Speaker of Parliament, gives a news conference at the Riksdagen Parliament in Stockholm, Sweden, on November 23, 2018. - Norlen announced that the leader of Sweden's Social Democrats, Stefan Lofven, will be proposed as next prime minister in an effort to break the ongoing political deadlock. (Photo by Henrik MONTGOMERY / TT News Agency / AFP) / Sweden OUT Photo: AFP
Rédaction - Agence France-Presse

Le président du Parlement suédois a confié vendredi au premier ministre sortant, le social-démocrate Stefan Löfven, le mandat de former un gouvernement, plus de deux mois après des législatives qui n’ont pas permis de dégager de majorité.

Stefan Löfven, 61 ans, s’est à nouveau vu confier le mandat de trouver des partenaires de coalition par le président du Parlement après un premier échec en octobre.

Les législatives du 9 septembre organisées après quatre années de législature de centre-gauche n’ont pas permis de désigner de vainqueur susceptible de construire une coalition stable.

Le parti social-démocrate de Stefan Löfven est resté la première formation du pays en terme de sièges au Parlement et sa coalition rouge-vert a conservé un siège d’avance sur le bloc de centre-droite, avec 144 parlementaires contre 143 sur 349.

“Nous devons faire partie du gouvernement et devons avoir le poste de premier ministre. Nous sommes de loin le plus grand parti et nous avons la plus grande base [d’élus] au Parlement”, a fait valoir Stefan Löfven en conférence de presse vendredi.

Le premier ministre a été démis fin septembre lors du vote d’une motion de censure par l’Alliance du centre et de la droite, avec les voix de l’extrême droite.

Les deux camps ont depuis vainement tenté de former une coalition, refusant de s’allier avec le parti d’extrême droite Les démocrates de Suède, troisième formation du pays avec 17,6% des suffrages.

Le chef de file de la droite Ulf Kristersson a échoué une première fois le 14 octobre à l’issue de négociations informelles, tout comme Stefan Löfven le 29 octobre et la patronne des centristes Annie Lööf le 22 novembre.

Le 14 novembre, le Parlement a rejeté la candidature de M. Kristersson au poste de Premier ministre, qui espérait former un gouvernement ultra-minoritaire avec sa formation, les Modérés, et les Chrétiens-démocrates, par 195 voix à 154.

C’est la première fois dans l’histoire politique moderne de la Suède qu’un candidat proposé par le président du Parlement est récusé par les élus du Riksdag.

En cas d’échec de M. Löfven lors du vote au Parlement prévu début décembre, il resterait donc deux fenêtres de tir -sur quatre- au président du Riksdag, Andreas Norlén, pour trouver une solution politique avant la convocation de nouvelles élections.

“La situation reste difficile”, a balayé vendredi Andreas Norlén, qui espère voir un Premier ministre nommé avant le vote du budget au Riksdag, le 12 décembre.

“Pour les citoyens, il est temps que cette situation se termine”, a-t-il ajouté.

Selon les principes du “parlementarisme négatif” qui prévalent en Suède, peut gouverner un cabinet seulement “toléré” par le Parlement, autrement dit non pas un cabinet soutenu par la majorité des élus, mais que la majorité des élus ne récuse pas.

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