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09:28 16 mars 2019 | mise à jour le: 16 mars 2019 à 13:43

Gilets jaunes: de multiples boutiques pillées et incendiées sur les Champs-Elysées

Gilets jaunes: de multiples boutiques pillées et incendiées sur les Champs-Elysées
Photo: Archives/Geoffroy VAN DER HASSELT / AFPDes manifestants portant un gilet jaune près de l'Arc de Triomphe à Paris.

De multiples boutiques ont été pillées et incendiées samedi après-midi sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris, où une nouvelle journée d’action des « gilets jaunes » était marquée par un regain de violence, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Le Fouquet’s, restaurant huppé qui avait déjà été pillé dans la matinée, a vu son auvent brièvement incendié en fin d’après-midi et des feux ont débuté devant les boutiques Longchamp et Foot Locker ainsi que le restaurant Léon de Bruxelles, aux cris de « révolution! » lancés par des manifestants.

Les forces de l’ordre, qui se maintenaient à distance, ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes qui ont saturé le bas de l’avenue d’un brouillard épais, pour tenter de disperser les manifestants.

Venu apporter sur place « son plus grand soutien » aux forces de l’ordre, le Premier ministre Edouard Philippe a jugé « inacceptables » les violences qui ont émaillé la journée, estimant que « ceux qui excusent ou qui encouragent » de tels actes s’en rendent « complices ».

Zara, Lacoste, Celio… comme dans la matinée, les pillages se sont multipliés tout le long de l’emblématique avenue parisienne, lieu de flânerie prisé des touristes et vitrine commerciale pour les enseignes internationales d’habillement et d’accessoires.

« L’Elysée, l’Elysée », criaient certains manifestants sur l’avenue, en référence à la résidence du président Emmanuel Macron située non loin de là.

A la boutique du PSG, des casseurs ayant pénétré à l’intérieur lançaient des ballons aux manifestants rassemblés dehors, a constaté un journaliste de l’AFP. Quelques minutes plutôt, Swaroski avait subi le même sort.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a dénoncé l’action de « professionnels de la casse et du désordre » et demandé au préfet de police d’y répondre « avec la plus grande fermeté ».

Le saccage de l’avenue a duré plusieurs heures: dès midi, plusieurs barricades avaient été enflammées tandis que des groupes, scandant des slogans anticapitalistes et antipoliciers, s’attaquaient aux magasins, comme Hugo Boss, Lacoste, Nespresso, et aux restaurants.

Plusieurs kiosques à journaux ont été incendiés et de nombreuses barricades de flammes montées grâce à des chaises empilées sur la chaussée.

Dans la matinée, de violents affrontements avaient eu lieu sur la place de l’Etoile, en haut de l’avenue, entre manifestants et forces de l’ordre.

Ces scènes de pillage et d’affrontements, qui rappellent celles des journées de mobilisation du 24 novembre et de début décembre, n’avaient plus eu lieu depuis plusieurs week-ends dans la capitale.

Les images du quartier des Champs-Elysées vandalisé par des émeutiers et celles de l’attaque de l’Arc de Triomphe avaient alors fait le tour du monde.

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