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13:56 29 octobre 2019 | mise à jour le: 29 octobre 2019 à 13:56 temps de lecture: 3 minutes

Syrie: Moscou annonce la fin du retrait des forces kurdes dans le nord-est

Syrie: Moscou annonce la fin du retrait des forces kurdes dans le nord-est
Photo: Oli Scarff - WPA Pool/Getty ImagesSergueï Choïgou

La Russie a affirmé mardi que le retrait des forces kurdes dans le nord de la Syrie, effectué dans le cadre d’un accord russo-turc, s’était terminé «plus tôt que prévu».

«Le retrait des unités armées du territoire sur lequel un corridor de sécurité doit être créé a été terminé plus tôt que prévu», a déclaré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, cité par les agences de presse russes.

Entamé le 23 octobre à 9h GMT, ce retrait devait se terminer vers 15h GMT mardi.

La Russie a indiqué à la Turquie que les forces kurdes qualifiées par Ankara de «terroristes» s’étaient «totalement» retirées de leurs positions à la frontière turque dans le nord-est de la Syrie, a déclaré mardi le président Recep Tayyip Erdogan.

«La Russie a transmis à nos autorités compétentes l’information selon laquelle les groupes terroristes se sont totalement retirés» des zones frontalières de la Turquie, a déclaré M. Erdogan.

Au total, 68 unités des forces kurdes qui comptent 34 000 personnes, ainsi que plus de 3000 unités de leurs armes et équipements militaires ont été retirés, a précisé pour sa part le responsable du Centre russe pour la réconciliation des belligérants en Syrie, Iouri Borenkov, dans un communiqué.

La Russie a ainsi «entièrement rempli» ses obligations dans le cadre de l’accord russo-turc, s’est-il félicité.

Il a par ailleurs ajouté que 84 postes de garde-frontières avaient été mis en place par les forces gouvernementales syriennes sur la frontière syro-turque.

En vertu d’un accord conclu la semaine dernière entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, les forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) devaient se retirer avec leurs armes du nord-est de la Syrie dans un délai de «150 heures à partir de 9h GMT le 23 octobre», au-delà de 30 km de la frontière turco-syrienne.

Ces forces kurdes, considérées comme «terroristes» par Ankara, devaient notamment se retirer des secteurs frontaliers bordant la zone où la Turquie avait déclenché le 9 octobre une offensive contre les YPG, avant de la suspendre quelques jours plus tard en raison d’un accord obtenu par les États-Unis.

La police militaire russe et les gardes-frontières syriens ont été déployés dans ces secteurs pour «faciliter» ce retrait.

Après l’expiration du délai figurant dans l’accord entre MM. Poutine et Erdogan, des patrouilles communes turques et russes doivent être déployées dans une zone «de 10 km de profondeur» depuis la frontière.

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