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09:52 4 mai 2020 | mise à jour le: 4 mai 2020 à 15:16 temps de lecture: 3 minutes

Le coronavirus fait bondir de 49,4% le total des décès en Italie

Le coronavirus fait bondir de 49,4% le total des décès en Italie
Photo: Marco Di Lauro/Getty Images

L’Italie, pays européen le plus touché par la pandémie de coronavirus, a enregistré une hausse de 49,4% du nombre de décès en mars 2020 par rapport à la moyenne de ce mois sur la période 2015-2019.

Pour la période comprise entre le 20 février, lorsque le premier malade italien est signalé, et le 31 mars, la hausse est de 38,7%, avec 25 354 décès supplémentaires par rapport aux cinq années précédentes, selon le communiqué conjoint de l’Institut national des statistiques (Istat) et de l’Institut supérieur de la santé (ISS).

Sur ces quelque 25 300 décès supplémentaires en Italie, «la mortalité directe qu’il est possible d’attribuer au coronavirus […] est d’environ 13 700 décès», selon le communiqué.

De nombreux décès «indirects»

En ce qui concerne les 11 000 autres décès supplémentaires, «avec les données dont nous disposons aujourd’hui, nous pouvons seulement avancer l’hypothèse de trois causes possibles», poursuivent les experts. Ces trois causes sont toutes liées d’une manière ou d’une autre à la pandémie.

Une première partie de ces décès, non chiffrée, serait due aux décès causés directement par le COVID-19 mais sans que les tests ne soient effectués sur ces morts. Ils échapperaient ainsi aux statistiques officielles.

Une deuxième partie, également non chiffrée, serait causée par des «morts indirectes», c’est-à-dire des complications causées par le coronavirus. Par exemple, «le dysfonctionnement des reins ou du coeur», selon les experts, et toujours chez des individus n’ayant pas été testés au virus.

La troisième partie concerne les malades décédés en raison «de la crise du système hospitalier», débordé dans un premier temps par les malades de COVID-19, «et la peur de se rendre dans un hôpital dans les zones les plus touchées», selon le communiqué.

Trois à cinq fois plus de décès, par endroits

Ces zones les plus touchées sont des départements du nord de l’Italie, épicentre de l’épidémie, qui ont enregistré des hausses moyennes de décès vertigineuses: Bergame, +568% de décès en mars 2020 par rapport à la moyenne des 5 années précédentes, Cremona, +391%, Lodi +371% ou Brescia, +291%.

L’Istat précise que ses chiffres se basent sur ceux fournis par 6866 municipalitéS sur les 7904 que compte la péninsule.

L’Italie a enregistré à ce jour près de 29 000 décès pour environ 210 000 cas.

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