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13:58 23 octobre 2013 | mise à jour le: 23 octobre 2013 à 13:58 temps de lecture: 3 minutes

Rendez-vous payants: Comment de jeunes beautés amassent de l’argent

Rendez-vous payants: Comment de jeunes beautés amassent de l’argent
Photo: MWN

Le domaine de la séduction peut être extrêmement lucratif pour celles qui croient qu’elles valent leur pesant d’or.

Il y a un an, Emma Jones [nom fictif] a lu un article au sujet d’un site qui offre aux femmes la possibilité d’être payées pour sortir avec des hommes. Plus précisément, il s’agit de mettre aux enchères des rendez-vous avec soi. «Je me suis d’abord dit: “Quelle chose horrible!” raconte la femme de 22 ans à Métro. Mais j’étais intriguée et je me suis inscrite. Quelques mois plus tard, j’étais à ce point désespérée sur le plan financier que j’ai commencé à proposer des rendez-vous sur le site.»

Le site WhatsYourPrice.com est le pire cauchemar des épouses: il s’agit d’une adresse où leurs maris peuvent obtenir des rendez-vous avec de belles jeunes femmes comme Emma Jones. «Je vis à Boston, où les femmes ne sont pas particulièrement belles et où il y a peu d’agences d’escortes, explique-t-elle. J’ai de longs cheveux, de longues jambes et une grosse poitrine. La plupart des hommes qui fréquentent ce site sont dans la cinquantaine ou la soixantaine et veulent sortir avec des femmes qui ont ce genre de physique.» Un homme la paie ainsi 500$ par rendez-vous. Un autre seulement 125$, mais il est sorti si souvent avec elle qu’il lui a déjà donné près de 15 000$.

Non, Emma n’a eu de relations sexuelles avec aucun d’eux. «Il faut leur dire clairement que vous êtes heureuse de sortir avec eux, mais qu’il n’est pas question d’aller prendre ensuite un verre à leur domicile, explique-t-elle. Ils me traitent avec beaucoup plus de respect qu’un gars de mon âge le ferait. Je crois que c’est aussi un peu gênant pour eux de ne pas arriver à obtenir de rendez-vous autrement qu’en payant.»

Le site ne donne ni renseignement sur les utilisateurs ni information démographique mais, au dire d’Emma, la plupart des hommes qui le fréquentent sont mariés et recherchent un peu de compagnie ou une jeune femme à entretenir.

Les jeunes un peu plus conventionnels ont de plus en plus recours au site de financement collectif Kickstarter. «Ce n’est pas pour tout le monde, mais ça devient très populaire auprès des étudiants universitaires», rapporte Gabriel Perez, un étudiant de Georgia Tech qui a démarré un site internet d’échange de vêtements. «Certains de mes amis viennent d’amasser 10 000$, et nous avons recueilli 16 000$.» En fait, les jeunes comme Gabriel voient maintenant les compagnies financées collectivement non seulement comme une bonne source de revenu durant leurs études, mais également comme une étape importante de leur carrière.

Pour sa part, Emma Jones essaie de ne sortir qu’avec des hommes qui ne sont pas mariés. Parfois, elle parle de ses rendez-vous à ses amis – et dans le cas de son soupirant à 15 000$, ses copines se joignent même de temps en temps à eux pour un verre. «C’est un problème que je vais devoir affronter bientôt, reconnaît la jeune femme. Nous n’avons jamais eu de relations sexuelles, et j’ai bien peur qu’il veuille obtenir quelque chose en retour de tout l’argent qu’il a dépensé pour moi.»

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