Soutenez

Attentat contre une usine en France: les principales informations à retenir

Photo: Archives Métro

Que s’est-il passé?
Ce vendredi matin, aux alentours de 10 heures, une voiture avec un ou deux hommes à bord, a forcé les grilles de l’usine Air Products, qui fabrique du gaz industriel et des produits chimiques, situé dans la zone industrielle de la ville de Saint-Quentin-Fallavier, en France, à une trentaine de kilomètres au sud de Lyon. Le site est classé Seveso. La sécurité autour de tels sites à travers le pays a été renforcée, a annoncé le gouvernement.

Selon les premiers éléments disponibles, le véhicule a foncé sur des bonbonnes de gaz, provoquant une explosion. Puis, dans un enchaînement qui reste encore mystérieux, le ou les assaillants ont décapité un homme, peut-être le gardien du site. Sa tête a été découverte accrochée à un grillage, recouverte d’inscriptions en arabe. Deux drapeaux, un noir et un blanc, là encore avec des inscriptions en arabe, ont été retrouvés à proximité. Deux autres personnes au moins ont été blessées.

Après cet assassinat, un terroriste a été arrêté, neutralisé par un pompier, dont le courage a été salué par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avant d’être conduit au commissariat de Bourgoin-Jallieu.

Que sait-on de l’assaillant arrêté?
À la mi-journée (heure française), Bernard Cazeneuve a livré le nom de la personne interpellée. Cet homme avait fait l’objet d’une fiche S (surveillance) en 2006 pour radicalisation, mais celle-ci n’a pas été renouvelée en 2008. Il n’avait pas de casier judiciaire, a révélé le ministre de l’Intérieur. L’individu résiderait à Saint-Priest, en banlieue lyonnaise. L’enquête a été confiée au parquet anti-terroriste de Paris, qui travaillerait sur d’éventuelles complicités.

François Hollande: «Ne pas créer de divisions inutiles»
De Bruxelles, où il se trouvait dans le cadre d’un conseil européen, François Hollande a appelé les Français a ne pas «céder à la peur». «Il y a une émotion, mais l’émotion ne peut pas être la seule réponse: c’est l’action, la prévention, la dissuasion», a ajouté le chef de l’Etat, invitant les uns et les autres à ne pas ne créer des «divisions inutiles». Un conseil restreint de sécurité est prévu à 15h30. Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy (Les Républicains) a, lui, demandé au gouvernement de «réhausser son niveau de vigilance».

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Toute l'actualité locale au même endroit.

En vous inscrivant à Mon Métro, vous manifestez votre engagement envers la presse locale. + Profitez d’une expérience numérique personnalisée en fonction de vos champs d’intérêt et du quartier où vous résidez. + Sélectionnez vos articles favoris pour une lecture en différé.