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Des frappes de missiles ont fait 50 morts en Syrie, selon l’ONU

Turkish artillery fire from the border near Kilis toward northern Syria, in Kilis, Turkey, Monday, Feb. 15, 2016. Turkey defied international calls and shelled parts of northern Syria for a third day today, insisting it would not allow Kurdish-led forces to seize key areas along the border. The cross-border Turkish artillery fire, which began on Saturday, has added to an increasingly complex situation in Syria's northern Aleppo province just days before the cease fire is due to begin.(AP Photo/Halit Onur Sandal) Photo: Archives AP

BEYROUTH — Une cinquantaine de civils ont été tués lundi quand des missiles ont frappé des écoles et des hôpitaux en Syrie, a annoncé lundi le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Au moins cinq cliniques médicales et deux écoles ont été attaquées dans le nord du pays.

Un porte-parole de l’ONU affirme que des enfants se trouvent parmi les victimes.

Farhan Haq dit que M. Ban a déclaré que ces attaques représentent “une atteinte évidente au droit international” et qu’elles “ravagent encore davantage un système de santé déjà dévasté, en plus de prévenir l’accès à l’éducation en Syrie”.

Au moins sept personnes ont été tuées quand une clinique improvisée de Médecins sans frontières a été bombardée, a fait savoir l’organisation humanitaire. MSF a ajouté que huit autres personnes manquent à l’appel et sont présumées mortes.

Dans la province voisine d’Idlib, cinq personnes ont été tuées quand un missile a frappé un hôpital pédiatrique de la ville d’Azaz. Des dizaines de personnes ont aussi été blessées. Une frappe aérienne menée dans un village voisin a fait au moins sept morts quand une école a été bombardée.

MSF a déclaré par voie de communiqué que “l’hôpital a été touché par quatre roquettes au cours de deux séries d’attaques menées à quelques minutes d’intervalle”. Une quinzaine d’autres sites, maisons et autres bâtiments, ont été touchés dans la région lundi, incluant peut-être un autre hôpital soutenu par MSF, a ajouté l’organisation humanitaire.

“Sept personnes ont été tuées: cinq patients, un accompagnant et un des gardiens de l’hôpital. Huit membres du personnel sont également portés disparus, supposés décédés. D’autres patients manquent à l’appel, sans qu’on en connaisse encore le chiffre exact”, peut-on lire dans le communiqué que MSF.

“Cela ressemble à une attaque délibérée contre une infrastructure de santé, et nous la condamnons de la manière la plus musclée possible, a dit le chef de mission de MSF, Massimiliano Rebaudengo. La destruction de l’hôpital laisse environ 40 000 personnes sans soins médicaux dans une zone de conflit active.”

L’hôpital de 30 lits de Ma’arat Al Numan employait 54 personnes et recensait deux blocs opératoires, un service de consultations externes et une salle d’urgences. Le service de consultations externes accueillait environ 1500 patients par mois, la salle d’urgences opérait en moyenne 1100 consultations par mois, et environ 140 opérations de chirurgie orthopédique et générale étaient effectuées chaque mois dans les blocs opératoires.

MSF soutient cette structure depuis septembre 2015, notamment en l’approvisionnant en matériels médicaux et en couvrant ses frais de fonctionnement.

L’Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, affirme que neuf personnes ont été tuées quand des avions de combat russes ont frappé la clinique. Des dizaines de personnes auraient aussi été blessées.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a déclaré lundi que cette attaque “est complètement inacceptable”, sans toutefois pointer qui que ce soit du doigt.

L’armée syrienne mène une campagne dans le nord du pays depuis une semaine, avec l’appui des frappes aérienne russes. L’offensive terrestre se concentre dans la province d’Alep, qui est voisine de la province d’Idlib.

“Tout l’édifice s’est effondré”, a dit le militant Yahya al-Sobeih depuis Ma’arat Al Numan. Il a ajouté que cinq personnes qui se trouvaient à proximité ont été tuées et que “tout le personnel médical à l’intérieur aurait perdu la vie”. Il a révélé que des secouristes s’activent sur place.

L’ancienne usine de ciment de quatre étages avait été convertie en clinique depuis le début de la guerre civile, a-t-il dit.

Lors de la frappe de missile contre l’hôpital pédiatrique d’Azaz, près de la frontière avec la Turquie, cinq personnes ont été tuées et plus de 30 autres blessées, a dit l’Observatoire. Un militant installé à Alep a évoqué un missile ballistique qui aurait tué dix personnes. L’Observatoire dit qu’on compte trois enfants et une femme enceinte parmi les victimes.

L’agence de presse turque Dogan rapporte que 30 personnes blessées par les frappes russes, principalement des enfants, ont été transférées vers un hôpital dans le sud de la Turquie. Des images montrent des ambulances qui arrivent à l’hôpital de Kilis et du personnel médical qui accueille les victimes sur des civières, dont une poignée d’adultes.

L’Observatoire indique également d’une frappe aérienne a touché une école du village de Kaljibrin, près d’Azaz, faisant au moins sept morts.

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