Juke, ce n'est pas une farce!
Blague à part, l’arrivée du Nissan Juke pourrait bien faire naître un nouveau segment. Car avec ses petites dimensions et son moteur turbo, le véhicule pourrait s’avérer un compétiteur pas mal intéressant pour la traditionnelle hatchback. Tout d’abord, le Juke donne l’illusion d’un véhicule plus grand que nature. Pourtant, il est 17 cm plus court que la Versa!
Et cette allure sportive n’est pas que superficielle : on la sent aussi dans la conduite. Ce quatre cylindres (1,6 L), puisé à même le giron de la Versa, hérite de la suralimentation et de l’injection directe, pour une meilleure réactivité et une bonne économie d’essence (quoique ce point reste à vérifier en essai à long terme).
Les 188 chevaux sous le capot du petit véhicule (qui pèse à peine 1 350 kg) sont développés sans qu’on ait à attendre après le turbo, ce qui est une bien bonne chose. Par contre, les accélérations ne sont pas aussi profondes qu’escompté lorsque transigées par la boîte CVT (une boîte manuelle six rapports est proposée, de base). Cette CVT est disponible avec le mode manuel, mais nous regrettons que les prétentions sportives du véhicule n’aillent pas jusqu’à en faire monter les rapports au volant.
De base (ce que nous n’avons pas testé), le Juke s’amène avec la poutre de torsion en guise de suspension arrière. En version mieux nantie, la suspension multibras prend le relais et elle est ajustée pour bien communiquer avec la route, ce que ne vient pas déparer la direction électrique. La conduite est d’autant plus assurée sur les petites routes tortueuses qu’un système quatre roues motrices vient répartir le couple entre les deux essieux, mais aussi de gauche à droite (à l’arrière). Bonheur : on peut verrouiller 50/50 ce dispositif AWD, question de parer à toute éventualité avant même qu’elle se présente.
Visuellement, la pièce maîtresse de l’habitacle est sans conteste la console centrale, qui rappelle une motocyclette. L’effet est à la fois rétro, branché et insolite – bien que l’appuie-bras central soit sacrifié. Le summum : les commandes se métamorphosent comme par magie en contrôles de climatisation ou en personnalisation de sa conduite (le I-Con). Ça paraît simple, dit comme ça, mais ça fait un effet bÅ“uf et ça a le mérite de limiter le nombre de «pitons» sur la planche de bord.
Mais… qui dit petit véhicule dit places étroites, tant à l’avant qu’à l’arrière. Les sièges avant sont peu larges et ne profitent d’aucun ajustement électrique. On se console grâce au bon confort des sièges qui, en option, sont offerts en cuir et/ou chauffants. Côté prix, le Juke de base demande tout juste sous les 20 000 $. Il faut allonger 3 000 $ de plus pour la traction intégrale, ce qui en fait l’un des AWD les moins chers du marché. Reste à savoir à qui se mesurera ce Juke…