Véhicules certifiés: premiers choix au repêchage
La location automobile a connu ses heures de gloire à la fin des années 1990. Il n’y a pas si longtemps encore, au Québec, un véhicule sur deux était loué plutôt qu’acheté. Voilà qui faisait – et qui fait encore – transiter bon nombre de voitures en fin de bail chez les concessionnaires.
Ces derniers y gagnent l’avantage de la sélection : de ces «retours de location», ils se gardent les plus beaux spécimens, les mieux équipés, ceux qui ont le moins roulé, les plus populaires et ceux dont ils connaissent bien le pedigree. Autrement dit, les concessionnaires profitent des premiers choix au repêchage.
Et quels choix : «En raison du kilométrage restreint et de l’entretien rigoureux imposés par les contrats de location, ces véhicules peuvent pratiquement être qualifiés de neufs, même en apparence», soutient Dennis DesRosiers, président de la firme DesRosiers Automotive Consultants.
Souvent, ces véhicules sont encore couverts par une garantie d’origine. Afin de rendre ces véhicules plus attrayants encore, les concessionnaires les inspectent de A à Z en une centaine de points et les dotent de couvertures supplémentaires, voire de programmes d’assistance routière 24 heures sur 24, 7 jours par semaine.
Résultat : l’acheteur d’un véhicule certifié a droit à la même paix d’esprit que s’il achetait un véhicule neuf. Qui plus est, il recueille les informations concernant les rappels et les garanties applicables, s’il y a lieu.
Surtout, pour la somme qu’il entendait verser pour l’acquisition d’un véhicule neuf, l’acheteur d’un véhicule certifié peut s’élever dans l’échelle des options et se procurer une version usagée mieux équipée : sièges chauffants, toit ouvrant, démarrage sans clé, commandes audio au volant… Il peut également mettre la main sur un modèle plus grand et plus luxueux qui, neuf, aurait été hors de portée de sa bourse.
Dans un cas comme dans l’autre, l’acheteur évite le plus fort de la dépréciation automobile qui, pour une première année, peut varier de 8 % à 15 %, selon DesRosiers. Rappelons que plus que les réparations, l’entretien et le carburant, c’est la dépréciation d’une voiture qui coûte le plus cher. Le fait d’acheter «certifié» diminue substantiellement cet impact financier.
L’acheteur d’un véhicule certifié n’est cependant pas à l’abri de tout. La prudence lui recommande quand même de faire inspecter l’objet de ses désirs par un garagiste de confiance et d’en réclamer l’historique d’entretien et des réparations.