Subaru Impreza 2012: moins puissante… mais pas plus lente
Pas de démesure pour cette nouvelle Subaru Impreza, mais elle fait tout – et bien, s’il vous plaît! À commencer par une frugalité de beaucoup augmentée : elle est jusqu’à un tiers plus économe en carburant.
Qu’on soit honnête : la quatrième génération de l’Impreza n’offre pas de grandes envolées de style. Même que la variante cinq-portes en a perdu : de l’arrière, on dirait un croisement de Mazda Protegé et de Mazda5… Par contre, la berline, jusqu’alors parent pauvre du duo de compactes, a pris du galon, avec un capot qui plonge davantage et une grille plus racée.
Les dimensions? Les mêmes que celles de la génération précédente, mais l’empattement s’est étiré (de 25 mm) pour donner plus de latitude aux genoux aux passagers de la banquette arrière.
La grande nouveauté de l’Impreza 2012 réside dans un moteur… moins puissant. Voilà qui va à l’encontre de la tendance, mais c’était nécessaire pour réduire la consommation en carburant de cette voiture qui circule en permanence sur les «quatre pattes».
Adieu, donc, le quatre cylindres de 2,5 litres, bonjour, le boxer de 2,0 litres qui développe 13 % moins de puissance (à 148 chevaux) et 15 % moins de couple (à 145 lb-pi).
27 % moins gourmande
La motorisation souffre-t-elle de cette réduction? Pas vraiment : elle est suffisamment souple pour faire oublier qu’elle se classe dans la tranquille moyenne des autres voitures compactes.
Même que le 0-100 km/h s’effectue en deux ou trois dixièmes de seconde de moins, merci à une voiture moins lourde (de 70 kilos) et à une… transmission CVT.
Car l’automatique quatre rapports a cédé la place à une (plus) moderne boîte à variation continue qui, lorsqu’elle n’est pas maltraitée par l’accélérateur, livre des reprises douces et linéaires, pour une substantielle réduction de la consommation de 27 %. En respectant scrupuleusement les limites de vitesse, nous avons réussi du 5,5 L/100 km sur l’autoroute; avouez que ça impressionne pour une AWD!
La boîte manuelle? Elle est dispo pour toutes les versions. Ça, c’est la bonne nouvelle. La moins bonne : elle n’a pas gagné de sixième vitesse, et son maniement, pas toujours précis, n’a rien d’enivrant. Qui plus est, elle consomme plus que la CVT.
En guise de suspension arrière, on retrouve encore la double triangulation, pour une propension au confort, mais pas au détriment de la tenue de route. Lorsque ça rebondit (un peu), ça se replace vite et bien – on l’aime bien, ce comportement équilibré.
Dans l’habitacle, on a droit à un environnement dégagé, à des sièges confortables (leur élément chauffant n’est cependant pas convaincant), à des commandes simples (pour ne pas dire simplistes) et à des matériaux de qualité, bien assemblés.
Côté prix, l’Impreza débute à tout juste un cheveu sous les 20 000 $. Certes, c’est un millier de dollars de moins que pour la génération précédente, mais c’est quand même plus cher que la moyenne des autres compactes.
Cette surprime, on la doit à cette traction intégrale à prise constante qui rend la voiture si prévisible et assurée, qu’importent les conditions – ou presque. Mais tous ceux qui roulent en Subaru en hiver vous diront que ça vaut le prix…
POUR
- La traction intégrale – que dire de plus?
- Économique en carburant pour une AWD
- Conduite équilibrée
- Belle motorisation – malgré une puissance moindre de 22 chevaux
CONTRE
- Sièges qui ne chauffent pas régulièrement
- Boîte manuelle imprécise – et à cinq rapports seulement
- Plus chère que la moyenne des compactes