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Mazda MX-5: un tour de décapotable avant l'hiver?

Classiques, élégantes, immortelles et inspirantes… Il y a de ces voitures qui ne se démodent pas. La Mazda MX-5, ou Miata pour les intimes, est de celles-là. Et à l’occasion du 20e anniversaire que célèbre cette année la décapotable, effectuons à son bord un dernier tour de piste avant que l’hiver ne s’abatte sur nous…

La Miata MX-5 a beau être avec nous depuis maintenant 20 ans (et depuis plus de 4 ans dans sa version actuelle), cette décapotable deux places est toujours d’actualité. Un exploit dans une industrie qui file plus vite que son ombre.

Et pourquoi? Sans doute et avant tout parce que la MX-5 s’affiche au prix d’une petite voiture, pas d’une folle de la performance. À 28 995 $, elle est l’une des décapotables les moins dispendieuses du marché, surtout depuis que les Pontiac Solstice et Saturn Sky ne sont plus de ce monde.

La MX-5 est également l’une des plus jolies qui soit, avec ou sans toit. Et, surtout, elle en met plein la vue une fois sur la route.

Certes, son moteur 4 cylindres de 167 che­­vaux n’est pas le plus puissant en ville, et il n’est même pas turbocompressé. Mais le poids plume de la voiture (moins de 1 160 kilos) lui permet d’effectuer un 0-100km/h en plus ou moins 8 secondes, et cela, en affichant une excellente stabilité sur la route. On doit en remercier l’architecture à propulsion, la suspension ferme et la distribution pres­que équitable du poids.

Ajoutez à cela une belle précision de direction et un freinage qui déménage, et vous voilà au volant d’un petit bolide dont vous ne voudrez plus rendre les clés en fin d’essai.

Holà, les options…
La version que nous avons essayée (GT) était suffisamment équipée pour faire grimper la facture à plus de 40 000 $. Ouch! Nous avons entre autres profité des phares au xénon, de la chaîne audio BOSE et du toit rétractable rigide, qui se referme électriquement en à peine 12 secondes.

À cet égard, signalons que le toit souple n’est pas difficile à manipuler et qu’on peut donc faire l’impasse sur l’investissement «rigide» de 2 300 $. Bien sûr, le toit rigide, lorsqu’il est en place, assure une meilleure insonorisation de l’habitacle, mais bon : une décapotable, c’est fait pour être conduit à l’air libre, non? Parlant d’air, le déflecteur installé entre les deux occupants coupe le vent de belle façon et épargne efficacement les mises en plis.

Autre option (inutile) dont était équipée notre Miata MX-5 : le silencieux à la mode Speed (800 $). Le son qui en sort résonne tellement comme un mal de ventre que je me suis demandé si, garde au sol très basse oblige, je n’avais pas accroché quelque chose et percé un conduit…

Par contre, notre GT était équipée de la boîte automatique six rapports qui, en 2009, a fait l’objet de quelques bons ajustements. Ainsi, il n’est plus nécessaire de pousser le levier de vitesse à la position «M» pour que les palettes entrent en fonction. Elles peuvent même désormais être maniées avec le levier en position «D», et le rapport est alors maintenu tant que la conduite demeure dynami­que. Le «pilote» y gagne en réactivité, et on dirait presque qu’on a affaire à la belle transmission à double embrayage DSG d’Audi.

Un petit habitacle
Cela dit, il faut être coura-geux pour conduire une MX-5. D’abord, ses petites dimensions font en sorte qu’on ne peut prendre qu’un passager à bord, et encore faut-il que celui-ci n’ait pas un bagage trop élaboré.

De plus, qui dit petite voiture, dit impression d’être bien minus au moment de dépasser un poids lourd. Dire qu’il y a des gens qui me demandent si j’ai peur de rouler en Smart… La réponse est «non», car au moins, la ligne de toit de la Smart dépasse les roues des mastodontes, elle!

20 ans de Miata/MX-5

  • Février 1989 :
    la décapotable deux places fait ses débuts au Salon de l’Auto de Chicago.
  • Octobre 1997 :
    la seconde génération est présentée au Salon de l’Auto de Tokyo.
  • Mai 2000 :
    la Mazda MX-5 Miata fait son entrée dans le livre des Records Guinness en tant que décapotable deux places la plus vendue de la planète – elle l’est encore, d’ailleurs.
  • Mars 2005 :
    la troisième génération est présentée au Salon de l’Auto de Genève. Au passage, elle perd sa légendaire appellation «Miata» pour ne conserver que le vocable MX-5.

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