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Magasiner au XXIe siècle

Quel est l’avenir du magasinage à Montréal? Voilà l’une des nombreuses questions soulevées au tout premier Festival Fashiontech de Montréal, qui se déroule jusqu’à dimanche.

Interrogé par Damien Silès, directeur général du Quartier de l’innovation, Grégoire Baret d’Aldo a prédit un «avenir très numérique. Ceux qui ont juste besoin d’un produit, et vite, n’ont plus besoin d’aller en magasin», a-t-il soutenu, ajoutant que les points de vente évolutifs, dont l’aménagement change carrément au fil du temps, sont de plus en plus tendance.

«On ne va plus en boutique pour retrouver les mêmes choses qu’on peut déjà obtenir en ligne», a renchéri Clément Sabourin de Portfranc, pour qui tout a d’ailleurs commencé sur le web.

Ils ne sont pas les premiers à soutenir que les consommateurs recherchent davantage des expériences que des produits lorsqu’ils se déplacent en magasin. Le professeur à HEC Montréal Jacques Nantel le martèle depuis longtemps dans les médias: pour assurer la pérennité des boutiques avec pignon sur rue, il faut qu’il y ait «valeur ajoutée». Pouvoir tester des produits de beauté, par exemple, ou encore goûter de nouveaux plats à l’épicerie.

Toucher les vêtements ou encore les essayer, ce n’est peut-être donc plus assez pour attirer les foules. «Les clients cherchent notamment à être guidés et rassurés», a continué M. Baret.

C’est pourquoi le service de stylisme offert dans les établissements Frank + Oak, associé à la possibilité de se payer une coupe de cheveux ou un café sur place, fonctionne si bien, d’autant que la conciliation avec la boutique en ligne se fait harmonieusement.

Signe que le sujet soulève les passions, l’événement a attiré des dizaines de membres de l’industrie de la mode à sa journée de conférences tenue vendredi au Musée McCord – la salle était remplie! –, et ce, même si le tout-Montréal était au même moment rassemblé à l’Arsenal pour C2MTL.

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