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Fournel a vécu des émotions en montagne russe

MONTRÉAL — Le kayakiste Hugues Fournel est passé par toute la gamme des émotions la semaine dernière avant d’obtenir la confirmation qu’il vivra sa deuxième expérience olympique en compagnie de Ryan Cochrane aux Jeux de Rio de Janeiro.

C’est la suspension d’un équipage russe en K2 à la suite d’une infraction de dopage qui a ouvert la porte à Fournel et à Cochrane. Le Canada sera donc représenté par 11 athlètes à Rio dans les épreuves de canoë et kayak, dont neuf dans les épreuves de vitesse et deux en slalom.

«J’ai commencé à avoir vent de la rumeur que le Canada avait obtenu deux autres places de quota pour le K2 200m masculin mercredi dernier, a confié Fournel. À partir de ce moment, j’ai vécu des émotions en montagne russe. Une fois cette place confirmée, il restait à savoir qui serait retenu pour faire partie de l’équipage.»

Sa période d’incertitude a pris fin, dimanche, lorsqu’il a reçu l’appel de l’entraîneur de l’équipe canadienne Frédéric Jobin.

«Il m’a invité à le rejoindre pour prendre un café et il n’est pas passé par quatre chemins. Ces premiers mots ont été de me dire, ‘c’est toi qui y va’. Le stress vécu pendant cinq jours est tombé en l’espace d’une seconde, a confié celui qui fêtera ses 28 ans, vendredi, journée de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Rio.

«Compte tenu de la profondeur de l’équipe canadienne, je suis fier d’avoir reçu l’appel de l’entraîneur. D’autres gars auraient mérité le statut d’olympien.»

Fournel et Cochrane, originaire de Halifax, ont repoussé au maximum la date de leur départ, question de passer le plus de temps possible sur l’eau au Lac Beauport. Comme l’épreuve de K2 200 mètres est prévue à l’horaire des jeux les 17 (demi-finales) et 18 (finale) août, ils quitteront pour le Brésil le 12. Et l’athlète de Dorval se montre confiant en vue de la compétition même s’ils auront eu peu de temps pour se préparer.

«Nous avons repris l’entraînement depuis plusieurs jours. Et déjà aujourd’hui (mardi), nous nous sommes approchés de nos meilleurs temps. Nous avons tellement d’expérience ensemble — six championnats du monde et une présence aux Jeux olympiques — que nous savons exactement ce qu’il faut faire pour atteindre la vitesse maximale. On croit être en mesure d’offrir une bonne performance à Rio.»

Une chose est sûre, la pression ne sera pas la même pour le duo qui s’est classé 7e au 200 mètres aux Jeux de Londres en 2012.

«Avec un si court laps de temps, ce sera plus facile à comprendre si nous offrons une contre-performance. Mais nous avons de grandes ambitions depuis que nous sommes retournés ensemble en K2. Nous réalisons que nous pouvons encore aller vite. Ce petit repos de compétition et de la pression nous a fait le plus grand bien psychologiquement.»

Note aux lecteurs: Version corrigée. Fournel écrit son prénom Hugues

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