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Coupe Ryder: place au spectacle!

Alastair Grant / The Associated Press Photo: Alastair Grant

SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES, France — Jim Furyk a passé quatre jours à regarder les membres de son équipe jouer avec confiance tout en étant détendus, deux ingrédients qu’il espère voir aider les Américains à mettre un terme à une disette de 25 ans sans victoire en territoire hostile à la Coupe Ryder.

Il espère que ses joueurs auront la même attitude quand les coups compteront sur le parcours Le Golf National.

«Qu’est-ce qui me rendrait nerveux? Si je me présentais un matin et que les gars avaient un air sur leur visage qui me rendrait nerveux. Mais je n’ai pas vu ça au sein de ce groupe», a affirmé Furyk la veille du début de la compétition.

Les drapeaux ont été levés, les hymnes nationaux ont été interprétés et les partisans ont crié jusqu’à tard dans l’après-midi, jeudi, signalant la fin des préparatifs avant la présentation d’une Coupe Ryder entre deux des meilleures formations assemblées par les États-Unis et l’Europe.

Il est temps de commencer à jouer.

«Je crois en cette équipe, du premier au 12e joueur», a dit le capitaine de l’équipe européenne, Thomas Bjorn.

Furyk a décidé de lancer dans la mêlée la recrue en Coupe Ryder Tony Finau et le détenteur de trois titres majeurs Brooks Koepka lors du premier duel sous la formule quatre balles meilleure balle, vendredi matin. Ils seront opposés à Justin Rose et la recrue Jon Rahm. Il a aussi brisé la paire Jordan Spieth-Patrick Reed après un partenariat qui a permis aux Américains de récolter cinq points en sept matchs lors des deux dernières éditions du tournoi.

Spieth jouera plutôt en compagnie de Justin Thomas, l’un de ses meilleurs amis dont la relation a débuté en France il y a plus d’une décennie quand ils ont porté les couleurs des États-Unis lors du Championnat des maîtres junior Evian.

«Nous sommes familiers avec le jeu de l’un et l’autre depuis plus de 10 ans, a rappelé Spieth. Ce sera spécial de pouvoir le regarder sur le premier tertre de départ et de me remémorer — de nous remémorer — tout ça.»

De son côté, Reed jouera en compagnie de son héros, Tiger Woods, lors du quatrième duel. Ils affronteront le champion de l’Omnium britannique Francesco Molinari et Tommy Fleetwood.

Phil Mickelson sera laissé de côté de la première séance de jeu pour une première fois depuis ses débuts avec l’équipe américaine en Coupe Ryder en 1995.

Bjorn compte sur cinq recrues dans sa formation et quatre se rendront sur le premier tertre pour donner le coup de départ devant des gradins d’une capacité de 6928 spectateurs — du jamais vu lors d’un tournoi de golf.

Dans ce contexte, Bjorn a affirmé qu’il espérait voir sa troupe au moins partager les honneurs en matinée.

«Vous préférez toujours être en avant à la fin d’une séance, mais quand vous regardez les duels, ils risquent tous d’être très serrés et il est impossible de prédire ce qui se produira», a dit Bjorn.

Les deux capitaines ont fait des discours semblables, jeudi, rappelant la force de leur équipe et les nombreuses options qui s’offraient à eux. Une séance de jeu sous la formule des coups en alternance sera présentée vendredi après-midi et ni Furyk ni Bjorn n’était prêt à promettre que tous les membres de leur équipe allaient avoir disputé au moins un match à la fin de la journée.

La pression est unique lors de ce tournoi de 28 matchs sur trois jours. Malgré leur victoire il y a deux ans à Hazeltine, les Américains savent qu’ils n’ont pas gagné en sol européen depuis 1993, à The Belfry, l’année quand trois des joueurs de la formation actuelle — Spieth, Thomas et Bryson DeChambeau — sont nés. Woods était encore à l’école secondaire.

Ça ne veut pas dire que la victoire est acquise pour les Européens, qui sont toujours agacés par le comportement des foules et des célébrations parfois colorées des joueurs rivaux lors de la présentation du tournoi il y a deux ans. L’Europe a encaissé seulement trois revers lors des 25 dernières années.

«Je regarde les Américains et nous avons peut-être la mauvaise habitude de nous mettre trop de pression sur les épaules à cause de cette longue disette, a mentionné Furyk. Les Européens ont de la pression parce que nous avons ramené la coupe aux États-Unis. C’est bien de jouer devant ses partisans, c’est merveilleux, mais ça ajoute de la pression.»

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