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Le duo Rivers-Gates est de retour à Londres

Mattias Karen - The Associated Press

Une décennie après leur premier séjour à Londres, les vétérans des Chargers de Los Angeles Phillip Rivers et Antonio Gates ont hâte de constater les progrès réalisés par les Britanniques dans leurs connaissances du football «américain».

Rivers et Gates avaient pris part à la deuxième rencontre de saison régulière à être présentée au stade Wembley en 2008, alors que la NFL était encore marginale et que la plupart des spectateurs ne maîtrisaient pas encore les subtilités de ce sport.

«Je m’en souviens comme si c’était hier, a dit Gates. La foule s’exclamait chaque fois qu’il y avait un botté. Nous nous demandions tous: ‘qu’est-ce qu’ils ont à faire autant de bruit?’ Mais c’était leur façon de s’exprimer. Ils sont habitués au soccer, et les chansons font partie de leur ADN. C’était étrange pour nous, comme nous étions étranges pour eux.

«Mais avec le temps, je crois qu’ils se sont familiarisés avec le concept du football américain. La plupart des gens comprennent maintenant le but du jeu.»

C’était l’objectif principal derrière la décision de la NFL de présenter quelques matchs chaque saison à Londres — augmenter l’intérêt et démocratiser le sport. Lorsque les Chargers (4-2) accueilleront les Titans du Tennessee (3-3) à Wembley dimanche, ce sera le 23e match dans la capitale britannique depuis 2007.

«J’ai hâte de ressentir de nouveau l’ambiance dans le stade, a dit Rivers. La semaine dernière, j’ai entendu dire que c’était complètement fou dans les gradins pour le match entre les Raiders d’Oakland et les Seahawks de Seattle. Je me souviens d’une belle foule il y a 10 ans. Je me souviens aussi qu’il y avait des gens qui portaient des chandails de nombreuses équipes différentes. L’énergie était au rendez-vous. Une longue passe, ou un botté, tous ces jeux étaient parvenus à animer la foule.»

Les Chargers sont arrivés à Londres vendredi matin, après avoir passé la semaine à Cleveland à la suite de leur victoire contre les Browns. L’objectif était de réduire le temps de déplacement et de faciliter l’adaptation au décalage horaire.

Le vol a certes été plus court, mais Rivers a admis qu’il souffrait encore du décalage.

«Aujourd’hui, c’est une journée où rien n’aurait pu m’aider à me sentir mieux. J’ai atteint un point où la troisième et la quatrième tasse de café n’avaient plus aucun effet», a confié le quart, après avoir conclu sa séance d’entraînement dans le nord de Londres, alors qu’il était 8h en Californie.

«Mais ce n’est pas si pire. Je crois que si nous parvenons à demeurer éveillés jusqu’à 20 ou 21h, alors nous devrions être prêts pour le match de dimanche.»

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