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P.A. Parenteau: Cinq raisons de ne pas faire son acquisition

C’est TVA Sports qui a sorti la nouvelle hier: Marc Bergevin aurait refusé une offre de l’Avalanche du Colorado pour échanger René Bourque, la fierté de Lac Labiche, contre Pierre-Alexandre Parenteau. Il n’en fallait pas plus pour que les amateurs experts en Canadien ne s’indignent devant un tel rejet, la plupart s’entendant pour dire que la Flanalette devrait accepter n’importe quoi contre Bourque, même Scott Gomez. OK, n’importe quoi sauf Scott Gomez.

Pourtant, il y a plusieurs raisons qui expliquent pourquoi Bergevin a bien fait (si l’histoire est vraie) de refuser une telle offre.

1. P.A. Parenteau est relativement grand. À six pieds, il ne se démarque pas tellement dans cette ligue de grands dadais, mais avec Canadien qui n’aligne que des joueurs minuscules, l’ailier gauche jurerait trop dans le paysage.

2. P.A. Parenteau est bon. Il a presque obtenu un point par match l’an passé, en plus d’avoir connu une saison de 67 points la saison précédente. Dans les deux cas, il aurait terminé premier chez les pointeurs de Canadien. Voilà qui ferait beaucoup trop d’ombre aux autres et qui pourrait miner la confiance de Max Pacioretty.

3. René Bourque est un excellent souffre-douleur. Il est le joueur parfait sur qui se déchaîner puisqu’il n’a rien à foutre d’être bon ou pas. En subissant l’opprobre de la population sans broncher, Bourque enlève de la pression du haut du corps de ses coéquipiers.

4. P.A. Parenteau gagne 4 millions par année. C’est 4 millions de moins pour aller chercher un joueur fini comme Daniel Brière, cet été, sur le marché des joueurs autonomes. Il s’agit toujours là d’un moment euphorique pour l’amateur de sport qui n’a pas beaucoup de Canadien à se mettre sous le protège-dent pendant la période estivale.

5. P.A. Parenteau parle français. Il serait donc obligé de parler aux médias, et ça, on ne sait jamais jusqu’où ça peut mener. Imaginez, Guillaume Latendresse a déjà dit que «ça ne donnait rien de mettre de l’eau sur le feu» et que lorsque «tu crois en toi, tu peux briser des ponts».

Bravo à Marc Bergevin pour sa clairvoyance.

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