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Barberio: les blessures ne sont pas une excuse

MONTRÉAL – Pas plus tard que lundi, Marc Bergevin avait pris quelques instants pour rendre hommage à l’effort de ses joueurs au cours des dernières semaines, insistant sur le fait que l’effort est un aspect non-négociable. Or, si le directeur général du Canadien a regardé le match de mardi de la première à la dernière minute, sous le chaud ciel floridien, il était probablement fort mécontent.

Contre une équipe qui avait joué à Brooklyn lundi, une formation plutôt jeune qui avait subi un revers crève-coeur, le Canadien n’a montré aucun instinct du tueur en début de rencontre. Et à part quelques moments bien éparpillés, cet effort n’y était tout simplement pas.

Les Panthers ont eu la tâche trop facile au goût de Mark Barberio, qui a livré une autre solide performance.

Le défenseur a récolté une passe sur le but d’Alex Galchenyuk, sa huitième de la saison, et il a maintenant obtenu un point dans un troisième match d’affilée.

Mais comme il fallait s’y attendre, ses statistiques personnelles étaient bien secondaires.

Barberio déplorait, entre autres, le mauvais début de match du Canadien.

«Ils avaient plus d’énergie. Peut-être qu’ils n’étaient pas contents de la façon dont ils avaient perdu hier, s’est-il aventuré à expliquer. Ils ont été meilleurs que nous. Nous n’avons pas montré une bonne exécution avec la rondelle.»

Un fait demeure: le Tricolore a une liste de blessés longue comme deux bras. Pas moins de dix joueurs réguliers du Tricolore étaient absents, mais Barberio n’a pas invoqué cette situation.

«Nous ne pouvons utiliser cela comme excuse, a tranché Barberio, dans la langue de Shakespeare. Toutes les équipes ont des blessures, c’est la réalité de la ligue. Nous vivons des moments difficiles à ce niveau, c’est vrai. Mais ce ne peut être une excuse. Peu importe les 20 joueurs dans la formation, nous devons accomplir le boulot.»

La rencontre de mardi a mis en présence une équipe — les Panthers — qui vise les sommets de sa section en vue des séries éliminatoires contre une formation qui semble commencer à trouver le dernier mois plutôt long.

«Nous devons trouver une façon de mieux jouer. C’est notre travail. Nous comptons sur de jeunes joueurs qui profitent d’une opportunité, et il est temps de montrer ce que nous pouvons faire, relever le jeu d’un cran et jouer avec passion.»

De son côté, Michel Therrien a adopté un ton plutôt conciliant et fait allusion à tous les jeunes au sein de la formation.

«Ça été un match difficile pour beaucoup de joueurs aujourd’hui, a quand même admis Therrien.

«Avec autant de jeunes et de nouveaux joueurs, ça va arriver qu’il y aura un manque de coordination.»

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