Subban est violent
Selon l’Institut national de santé publique du Québec, entre 1999 et 2004, 18 % des femmes et 17 % des hommes ont signalé avoir été victimes de violence psychologique. On se doute bien que si on examinait ces mêmes statistiques en se limitant aux joueurs de la «ligne» nationale, les résultats seraient différents. D’abord parce qu’il n’y a pas de femmes dans la «ligne» nationale et ensuite parce que les hockeyeurs sont prompts à se taquiner méchamment entre eux.
Le courage de Richards
En effet, les «f@#$%ing frogs», «gros niaiseux» et autres «celui qui l’dit celui qui l’est» coulent à flot sur les glaces de la LNH et la recrue de Canadien Pernell-Karl Subban est passé maître dans l’art de la joute oratoire. Heureusement, certains joueurs courageux qui n’ont pas peur de subir l’opprobre de leurs coéquipiers machistes se lèvent pour dénoncer cette violence psychologique.
C’est le cas de Mike Richards du Philadelphie qui a déclaré : «J’espère que quelqu’un au sein de son équipe va corriger la situation parce que, je ne dis pas que je vais le faire, mais quelque chose pourrait lui arriver s’il continue d’être aussi arrogant.» Disons que Richards n’est pas du genre à lancer des paroles en l’air. Il a déjà répondu par la bouche de ses canons en envoyant plusieurs joueurs à l’hôpital grâce à des coups à la tête salauds dans un angle mort par derrière.
À coups de coups
Subban devrait savoir que le hockey se joue à coups de coups et non pas à coups de langue. Il ne faut pas confondre «ligne» nationale et «Assemblée» nationale. D’ailleurs, si la violence psychologique ne cesse pas, le risque est grand que des politiciens commencent à s’intéresser au hockey. On l’a bien vu dans l’affaire Doan-Coderre. Imaginez-vous un instant Gérard Deltell traiter Gionta de «Parrain» ? Nous non plus.
C’est pourquoi Subban doit incessamment mettre fin à son verbiage et renouer avec le hockey d’antan à coups de cross-checks dans le dos. Disons non à la violence psychologique.
