Tous les partis doivent se questionner
Tout en admettant avec bien d’autres que l’attitude fermée de Charest et son incapacité à écouter la colère citoyenne dépassent l’entendement et que cela, par le fait même, renforce le sentiment qu’il a bien des choses à cacher, évitons cependant de sanctifier trop vite l’opposition.
Dans l’histoire du Parti québécois, pour ne nommer que cette formation, tout n’est pas blanc comme neige. Ce que nous vivons tous en ces jours désolants doit servir d’avertissement à tous les politiciens de toutes les formations. Ces derniers ne doivent pas oublier qu’ils ont été choisis et sont payés pour respecter leur engagement à servir au mieux de leurs capacités les citoyens de ce territoire.
Il est fini le temps d’une basse soumission aux élus. Aucun élu ne devrait demeurer en place au-delà de deux termes. De plus, les citoyens de chaque circonscription devraient pouvoir réévaluer le travail du député, en présence de celui-ci, à la fin de chaque année parlementaire. Ce que nous vivons présenteÂment pourrait être une occasion inespérée de nous secouer et de nous intéresser de très près à la démocratie, source de solidarité citoyenne et d’incessants combats pour la qualité de notre vie en société.
– Jacques Léger, Montréal