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La Terre, pas la seule planète avec de l'eau

Nathalie Martimbeau/ Planétarium de Montréal

La matière qui nous entoure existe sous trois états : liquide, solide et gazeux. L’eau qu’on trouve en abondance sur Terre illustre parfaitement ces trois phases : nos lacs et nos rivières, nos mers et nos océans représentent la forme liquide; la neige et la glace, la forme solide; la vapeur d’eau et les nuages, la forme gazeuse. Il en va de même ailleurs dans le système solaire.

Les noyaux de comètes sont comme d’énormes boules de neige sale. On y trouve donc de l’eau sous forme solide. Lorsque la comète LINEAR (C|1999 S4) s’est évaporée sous l’effet de la chaleur du Soleil en 2000, les scientifiques ont estimé que son noyau renfermait assez d’eau pour remplir un petit lac.

On soupçonnait depuis longtemps qu’il se cache de la glace d’eau au fond des cratères situés aux pôles de la Lune. La confirmation n’est venue qu’en 2009, quand un étage de fusée a été délibérément fracassé dans un de ces cratères : dans le nuage de débris, on a identifié la présence d’une quantité appréciable d’eau.

La sonde Cassini-Huygens a prouvé que les anneaux de Saturne sont principalement constitués de blocs de glace d’eau. Leur taille varie de la grosseur d’un petit pois à celle d’un autobus! En 2005, la sonde Cassini-Huygens a découvert des geysers à la surface d’Encelade, une des lunes de Saturne. L’analyse subséquente a démontré qu’il s’agit d’eau salée, provenant sans doute d’un océan situé sous la surface d’Encelade.

La planète Mercure est très proche du Soleil, et la température peut y dépasser les 400 °C le jour et plonger à -160 °C la nuit. Malgré ces extrêmes, on y trouve vraisemblablement de l’eau! En 2008, la sonde Messenger a détecté des molécules d’eau dans l’atmosphère très ténue de Mercure.

Le fait de savoir qu’il existe de l’eau ailleurs que sur la Terre est en soi une découverte importante. Mais pour l’heure, la seule eau facilement accessible est celle qui se trouve ici même, sur notre planète. Pour cette raison, il faut protéger notre eau douce, car cet «or bleu» possède une propriété inestimable : la capacité d’assurer la survie des habitants de la belle planète bleue, notre Terre.

Le cas de Mars
Des images d’une même région prises en 1999 et en 2001 par la sonde Mars Global Surveyor ont révélé qu’un écoulement d’eau liquide s’était produit. En juin 2008, la pelle robotique de la sonde PhÅ“nix a mis au jour des plaques de glace d’eau juste sous la surface martienne. Exposée à la chaleur directe du Soleil, la glace s’est évaporée en quelques jours.

www.espacepourlavie.ca

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