Une ressource bien implantée dans son quartier
Présente dans la communauté depuis 18 ans, la Maison des familles de Mercier-Est demeure une ressource incontournable dans le quartier pour tous les parents. Elle constitue un des plus importants filets de prévention auprès des familles ayant de jeunes enfants.
Sa mission est multiple. Elle offre un lieu d’accueil et de référence en matière familiale, elle facilite la formation de réseaux d’entraide, elle favorise le regroupement des familles en leur permettant de briser l’isolement.
Les activités offrent aux parents un soutien dynamique à travers les hauts et les bas de leur rôle au quotidien, alors que les enfants, eux, s’amusent dans le cadre de jeux ludiques.
«Les ateliers Ti-Loup, Bébé s’éveille et CESAME permettent de bouger, stimuler et développer le lien d’attachement, la communication et l’estime de soi par le biais du jeu. Ils contribuent au développement global des enfants. Leurs effets sont très positifs», indique Véronique Coulombe, directrice générale de l’organisme.
La Maison des familles de Mercier-Est compte 500 familles membres. Et les demandes continuent d’augmenter. Le défi en est un de ressources financières.
«Nous composons avec des budgets serrés d’année en année, résume Mme Coulombe. Nous réalisons de petits miracles avec les sommes dont nous disposons.»
Un récent sondage mené par l’Observatoire des tout-petits, un projet de la Fondation Lucie et André Chagnon, révèle d’ailleurs que 9 Québécois sur 10 sont en accord avec un financement accru des organismes communautaires offrant des services aux familles, tels que les maisons de la famille.
Les données issues du sondage confirment que la population québécoise croit au rôle déterminant des maisons de la famille dans le plein développement des tout-petits (0-5 ans) et à ses effets durables.
Un nouveau souffle monétaire auquel ne dirait pas non Mme Coulombe.
«Nous sommes financés pour des projets particuliers. Nous devons constamment faire des demandes auprès des divers bailleurs de fonds et les réponses ne sont pas toujours positives. Si le financement était plutôt relié à notre mission globale, ce serait beaucoup plus facile.»
Loin de se laisser abattre, la directrice générale peut compter sur de précieux partenaires. Et tant que les familles seront présentes, elle et son équipe garderont le fort, puisqu’il y va de l’avenir des enfants.