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«Aucun dirigeant arabe n'est à l'abri maintenant»

Elisabeth Braw - Metro World News

Hosni Moubarak a quitté le pouvoir vendredi. Après avoir dirigé l’Égypte d’une main de fer durant les 29 dernières années, il a dû céder à la pression populaire des dernières semaines. Métro a discuté avec Fawaz Gerges, professeur spécialiste de la politique du Moyen-Orient à la London School of Economics.

Quelles sont les implications de la démission de Moubarak?
C’est un grand tournant pour le monde arabe. Moubarak a occupé le pouvoir durant trois décennies et a établi l’un des appareils de sécurité les plus efficaces et impitoyables. Les jeunes femmes du monde arabe seront enhardies par ce que les Égyptiens et les Tunisiens ont accompli.

Comment ces événements peuvent-ils influencer le processus de paix au Moyen-Orient?
Peu importe qui sera au pouvoir, la politique étrangère égyptienne sera profondément modifiée. L’Égypte reprendra position pour la cause palestinienne. Aucun figure d’autorité en Égypte n’appelle à l’annulation du processus de paix, mais l’étau égyptien sur Gaza tirera certainement à sa fin.

Et quel est l’impact pour les États-Unis?
Ils découvrent que leur soutien à 60 ans de dictatures est un échec, et pas seulement en Égypte. Ils doivent maintenant composer avec les classes sociales qui montent.

Qui sera le prochain dirigeant égyptien?
L’armée devrait former un comité qui prendra le pouvoir de façon intérimaire.

Et qui pourrait être le prochain dirigeant à perdre les rênes du pouvoir?
Cette vague est extrêmement forte. Aucun dirigeant arabe n’est maintenant à l’abri d’un renversement démocratique.

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