J'aurais demandé pardon
J’ai pris connaissance du discours inaugural de M. Jean Charest. Je dois dire avoir été surpris du contenu.
C’était encore un autre discours plein de promesses comme ceux qu’on entend maintenant malheureusement depuis huit ans, mais j’ai surtout noté l’absence du mot «pardon». J’aurais bien aimé entendre M. Charest demander pardon pour le carnage total qu’il a fait subir au Québec pendant ses huit ans de règne. Demander pardon pour avoir fait augmenter la dette du Québec de 100 milliards de dollars depuis son arrivée au pouvoir et d’avoir récemment vendu à rabais le pétrole de l’île d’Antiscoti et de continuer à brader les ressources naturelles à bas prix dignes d’une république de bananes aux amis du parti. J’aurais espéré l’entendre s’excuser pour la minable gestion des gaz de schiste, pour s’être fermé les yeux devant les nombreuses preuves de collusion entre son gouvernement et ses collecteurs de fonds, pour son refus de tenir une enquête publique sur la collusion dans le domaine de la construction. J’aurais espéré l’entendre s’excuser pour sa faiblesse dans les négociations sur l’exploitation du gisement de pétrole Old Harry et sur la redevance relative à l’harmonisation des taxes.
Je rêve peut-être, mais je suis de ceux qui espèrent allumer la télé un jour et voir une conférence de presse qui annoncerait la démisÂsion de ce petit Duplessis des années 2000 pour qu’au moins le Québec ait la chance d’être gouverné par des gens qui ont vraiment le Québec à cÅ“ur et non leurs intérêts personnels ou ceux de leurs amis.
– Vincent Houde