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Oui au nucléaire

Quand l’homme a cherché à maîtriser le feu, il y en a eu probablement qui s’y sont opposés, car le feu est dangereux et peut tuer, de façon atroce et souffrante. Il est heureux que le gros bon sens ait prévalu.

D’ailleurs, comme le dit si bien Asimov, une société qui condamne la recherche, même si cette recherche est parsemée de dangers, est une société qui favorise l’immobilisme et l’obscurantisme.

Que le Québec soit «souverain» n’empêche­rait pas d’avoir une opposition interne, qu’il y ait du nucléaire ou qu’il n’y en ait pas. Triste démonstration que «maître chez nous» ne signifie pas qu’on fait «ce qu’on veut» (car il y a toujours des gens qui seront de l’avis contraire du nôtre). En outre, un Québec «souverain» ne saurait interdire à ses voisins d’utiliser cette source d’énergie.

Ainsi, s’il arrive un incident en Ontario ou en Pennsylvanie, avec des radiations se dirigeant vers notre province, d’où viendraient les «secours» à la population, dans un Québec dépourvu d’expertise digne de ce nom? Car bien sûr, les Ontariens viendraient nous porter secours en priorité, avant de le faire pour leur propre population, vous pensez?

Non seulement une peur primitive risque de transformer la société, mais elle dégrade sa
possibilité de répondre adéquatement si les besoins s’en font sentir. Merci, cher Asimov, de nous avoir si bien dépeint ces dirigeants préférant se faire du capital politique au lieu d’avoir une réelle vision. On peut reconnaître aujourd’hui ceux qui préconisent une attitude aussi rétrograde que malheureuse pour leur population.    

–   Michel Walsh

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