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Ce Canadien a du caractère

Ryan Dixon, The Hockey News

On a souvent dénigré le Cana­dien en arguant qu’il n’avait pas ce qu’il faut pour être pris au sérieux dans le monde robuste du hockey. C’est vrai, les Habs ne sont pas près d’atteindre la quasi-sauvagerie des Flyers de Philadelphie en 1975. Mais ne croyez pas que le Canadien est une équipe qui cafouille. La Sainte Flanelle a démontré beaucoup de force mentale cette année.

Même si la liste des joueurs blessés ne cesse de s’allonger, l’équipe garde le cap sur l’obtention d’une place en séries. Sa pugnacité a commencé à se manifester l’année dernière pendant les séries et elle se poursuit cette saison.

On a tendance à sous-estimer l’importance de la préparation mentale dans le succès d’une équipe. Or, cette année, chacun des joueurs du Canadien sait ce qu’on attend de lui et connaît son rôle dans l’organisation. Être fort mentalement, c’est se connaître soi-même et suivre le plan même si les choses ne tournent pas comme prévu. Cela consiste aussi à refuser d’attribuer son insuccès à la malchance (ou au grand nombre de joueurs blessés). Et justement, le Canadien a su éviter de s’apitoyer sur son sort.

L’équipe de Montréal a toutefois un talon d’Achille : c’est sa propension à accumuler les pénalités. Au moment où le Tricolore s’élancera sur la glace ce soir, il comptera déjà 327 pénalités mineures cette saison, soit plus que tout autre club, à l’exception des Penguins. Une équipe aussi rapide que le Tricolore n’a pourtant aucune raison d’enfreindre les règles si fréquemment pour pousser son avantage.

Et si les joueurs parviennent à se rentrer ça dans la tête, ils profiteront d’un véritable avantage psychologique.

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