Attaque recherchée
Le fait que le Canadien n’a pas touché la cible à ses trois dernières sorties est extrêmement inquiétant, mais pas surprenant. Les problèmes à l’attaque de la formation montréalais sont beaucoup plus profonds qu’une simple léthargie temporaire.
Tomas Plekanec pourrait bien être le seul membre de l’équipe à dépasser le plateau des 50 points (il est en voie d’en obtenir 57), à moins que Brian Gionta, Andrei Kostitsyn ou Mike Cammalleri remplissent le filet à profusion au cours des huit derniers matchs de la saison. Je vous l’accorde, les nombreuses blessures dont ont souffert les joueurs-clés ont certainement nui aux performances individuelles des joueurs d’impact, mais toutes les équipes font face à ce genre de difficultés.
L’incapacité à marquer des buts est endémique à Montréal. La saison dernière, la formation a fini la campagne au 25e rang dans la LNH, à égalité avec les Maple Leafs de Toronto, au chapitre des buts marqués, avec une maigre récolte de 2,56 filets par rencontre. Cette saison, les hommes de Jacques Martin sont encore au coude à coude avec leurs grands rivaux de l’Ontario, n’ayant accumulé en moyenne que 2,53 buts par match, ce qui est bon pour la 23e place.
Les Predators de Nashville constituent la seule équipe en position de faire les séries qui a marqué moins de buts que le CH cette année. Il y a belle lurette qu’on n’a pas vu une attaque explosive dans la métropole. L’entraîneur Jacques Martin priorise la défensive et, jusqu’à tout récemment, ses troupes exécutaient plutôt bien ses plans de matchs conservateurs. Toutefois, trop souvent, c’est Carey Price qui doit sauver les fesses de ses coéquipiers.
À court terme, le Canadien ne compte ni sur l’état-major ni sur l’alignement pour devenir une super puissance à l’attaque. Mais, il faut dire que les joueurs ne donnent pas leur maximum en ce moment. Comme plusieurs joueurs l’ont eux-mêmes fait remarquer, l’attaque se développe souvent en zone défensive, en gagnant les batailles le long des bandes. Une fois en zone adverse, les Montréalais ont besoin de la touche des bons joueurs comme Cammalleri et Plekanec, et des quelques buts opportuns que donnent les plombiers.
On ne peut pas s’attendre à des miracles offensifs de la part de cette équipe, mais si son attaque ne débloque pas bientôt, sa saison sera beaucoup plus courte que prévu.